Les grands singes menacés
#1
Posté 01 septembre 2005 - 19:35
La population des grands singes, déjà en danger, est menacée d'extinction imminente par l'empiètement des activités humaines sur les forêts équatoriales d'Afrique et d'Asie du sud-est, a affirmé jeudi le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), basé à Nairobi.
Dans un rapport, le PNUE souligne que la destruction de l'habitat de ces grands singes est une menace aussi grande pour leur survie que le braconnage et la maladie.
Au moins 90% des zones o๠vivent les grands singes - gorilles, chimpanzés, bonobos (chimpanzé moins corpulent que le chimpanzé commun) - en Afrique et les orang-outans en Asie du sud-est, seront affectées par l'homme d'ici 30 ans si une action urgente n'est pas mise en oeuvre dès à présent, selon le PNUE.
"Si la tendance se poursuit, en 2032, 99% de l'habitat des orang-outans souffrira d'un impact moyen à fort du développement humain, tout comme 90% de l'habitat des gorilles, 92% de celui des chimpanzés et 92% de l'habitat des bonobos", a ajouté le PNUE.
Ces conclusions ont été publiées dans l'Atlas des grands singes et leur conservation, publié à Londres en vue de la prochaine première conférence gouvernementale sur le sujet, en partenariat avec l'ONU.
Cette conférence sur les grands singes, qui doit se tenir du 5 au 9 septembre à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), réunira 23 pays qui accueillent des grands singes sur leurs territoires, regroupés dans un projet de l'ONU pour leur survie.
"Nous avons le devoir de sauver l'espèce animale la plus proche de l'espèce humaine (...) et nous avons aussi la responsabilité de conserver l'écosystème o๠ils vivent", a déclaré le directeur du PNUE, Klaus Toepfer, jeudi dans un communiqué publié à Nairobi.
http://www.linternaute.com/actualite/depec...r_habitat.shtml
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#2
Posté 02 septembre 2005 - 17:34
Coà¯ncidence intéressante, la première ébauche du génome du chimpanzé est publiée à quelques jours de la tenue d’une réunion intergouvernementale sur la protection des grands singes, à Kinshasa. Tout en se passionnant pour le séquençage de l’ADN du chimpanzé et celui, attendu, des autres grands singes, primatologues et biologistes s’inquiètent de l’avenir de ces primates.
suite :
http://sciences.nouvelobs.com/sci_20050901...01.OBS8124.html
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#3
Posté 05 septembre 2005 - 19:06
http://www.msn.fr/news/Default.asp?or=afpr...06.8h51rq6k.asp
Merci à Ryder :)
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#4
Posté 07 septembre 2005 - 06:34
Parmi les 4 espèces de grands singes qui vivent actuellement sur Terre, l'orang-outan est le seul à préférer le continent asiatique à l'Afrique. Situées dans le Sud-Est asiatique, les forêts vierges et tropicales des îles de Bornéo et de Sumatra constituent en effet le dernier refuge des populations sauvages d'orang-outan.
A l'occasion de la première conférence intergouvernementale sur les grands singes, qui se déroule actuellement à Kinshasa, en République démocratique du Congo, TRAFFIC, le réseau de surveillance du commerce des espèces sauvages, et le WWF ont présenté un nouveau rapport sur la situation de l'espèce de Bornéo.
Basé sur des données collectées pendant plus de deux ans sur les marchés d’espèces sauvages et auprès des propriétaires privés, des jardins zoologiques, des centres de revalidation des animaux sauvages, des programmes de réintroduction, et du Département indonésien des Forêts, le rapport montre que de 200 à 500 orangs-outans de Bornéo, originaires d'une province indonésienne, le Kalimantan, font l’objet d’un commerce chaque année.
La plupart de ces victimes sont des jeunes individus capturés et destinés à devenir des animaux de compagnie, pour, principalement, des résidents des îles de Java, de Bali et du Kalimantan. Toutefois, pour une majorité d’orangs-outans que l’on trouve dans le commerce, le rapport met en évidence qu’au moins un autre meurt (habituellement la mère), ce qui signifie qu’en réalité, le nombre total d’individus capturés ou tués annuellement est vraisemblablement beaucoup plus élevé.
Le commerce des orangs-outans sur Kalimantan n’a pas diminué ces 15 dernières années. Même si de nombreux animaux ont été confisqués par les autorités durant la dernière décennie à Kalimantan, les autorités restent très tolérantes, aucun contrevenant n’ayant été poursuivi à ce jour selon le rapport.
Ainsi, bien qu'intégralement protégés, ce qui implique l’interdiction de les capturer, les tuer, les posséder ou les vendre, les orangs-outans se monnayent assez ouvertement, pour environ 300 euros à Java, soit 2 à 3 fois le prix de base payé aux chasseurs du Kalimantan.
Même si la population totale d’orangs-outans à Kalimantan est la plus importante de la planète, près de 40 000 individus, cette pression humaine, alliée à la déforestation et aux incendies de forêts qui détruisent à un rythme sans précédent leur habitat, pourraient compromettre, à terme, la survie de l'espèce à l'état sauvage.
Outre la population du Kalimantan, les orangs-outans de l'île de Bornéo (près de 53 000) se trouvent également dans les Etats malaisiens de Sabah et de Sarawak.
L'autre espèce de celui que l'on appelle 'homme sauvage', en Malay, est celle de Sumatra. Sa situation est encore plus critique, car si autrefois on trouvait des orangs-outans partout sur l’île de Sumatra, aujourd’hui, cette espèce est gravement menacée d’extinction avec seulement 7 500 individus, en déclin pour des raisons similaires à leur cousin de Bornéo.
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actu...te1.cgi?id=2012
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#5
Posté 08 septembre 2005 - 18:40
L'ignorance de la législation en matière de conservation dans les 23 pays d'Afrique et d'Asie qui abritent des grands singes entrave la protection de ces primates menacés d'extinction, selon des experts de la conservation réunis à Kinshasa.
"Il y a un grand défi à relever: la vulgarisation des textes de lois sur la conservation de la faune et de la flore sauvages dans les pays de l'aire de répartition des grands singes", estime le Britannique Ian Redmond, un des responsables du Projet pour la survie des grands singes (GRASP) lancé en 2001 par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
Suite :
http://www.linternaute.com/actualite/depec...ds_singes.shtml
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#6
Posté 09 septembre 2005 - 17:45
Le Potentiel (Kinshasa)
9 Septembre 2005
Publié sur le web le 9 Septembre 2005
Les travaux de la Conférence internationale intergouvernementale mondiale sur la survie des grands singes et la première réunion du Conseil du Grasp se clôturent aujourd'hui vendredi 9 septembre au Grand Hôtel.
Au nom de l'humanité, les participants et 150 experts venus de plusieurs coins du monde sont invités à contribuer, à travers une déclaration commune à garantir, un avenir viable aux grands singes vivant dans les pays membres des aires de répartition dont 21 africains et 2 asiatiques (Malaisie et Indonésie). Parmi les espèces à protéger figurent les chimpanzés, les gorilles et les Bonobos (qu'on retrouve en Afrique notamment au Rd. Congo) et les Ourang- Outans (qu'on retrouve en Asie).
Hier, les travaux se sont poursuivis au Grand Hôtel. Une délégation des ministres africains de l'Environnement avait visité le sanctuaire des Bonobos situé sur le site du Lac de Ma Vallée dans la commune de Mont-Ngafula que dirige Mme André Claudine. Cette dernière a fourni à ses hôtes de marque les explications sur ces primates très proches des humains et qui aiment la vie de famille.
Un autre temps fort de la journée était l'arrivée d'une délégation camerounaise conduite par Hillman Egbe Ashu, ministre des Forêts et de la Faune.
Accueillie par le ministre congolais de l'Environnement, Anselme Enerunga, l'homme d'Etat camerounais a indiqué à la presse que sa délégation est venue apporter sa contribution positive à la protection des grands singes menacés d'extinction.
Parlant de sa vision pour cette conférence du Grasp, Hilman Egbe a fait savoir que son pays est dans l'attente de nouvelles mesures en faveur de ces primates avant de soutenir qu'il est temps que la communauté internationale mette en place des stratégies qui permettront de garantir la conservation, non seulement des grands singes, mais de toutes les espèces fauniques. Il a plaidé également pour qu'on permette à la Rd. Congo qui a abrité la première conférence du Grasp de servir le siège de cette institution.
DECLARATION DES PYGMEES
Il convient de signaler que la journée était aussi marquée par la déclaration des peuples autochtones pygmées. Ces derniers ont fait savoir qu'ils sont traditionnellement forestiers et tributaires des forêts et premiers citoyens de la Rd. Congo. Ils ne peuvent, en aucun cas, être exclus d'une initiative quelconque qui a trait à la faune et à la flore. « Le fait que les peuples autochtones aient perdu leurs droits fonciers sans compensation ni indemnité raisonnable ; ils tentent de quérir les moyens de survie dans la forêt. Ce qui les expose à d'incessants harcèlements et autres traitements inhumains et dégradants. Dans ce contexte, il est prévisible que si des mesures adéquates ne sont pas vite prises en faveur des autochtones, ceux-ci risquent d'être à leur tour menacés d'extinction à l'instar des grands singes », renseigne la déclaration.
Par ailleurs, à l'issu des élections, la présidence du comité exécutif du Grasp a été confié au Cameroun. Et la Rdc a été désignée comme point focal pour l'Afrique centrale. Tandis que l'Ouganda a été désigné pour l'Afrique de l'Est. Quant à l'Afrique de l'Ouest, la président a été confiée à la Guinée-Conakry. Les discussions sur la stratégie mondiale pour la survie des grands singes, la contribution des organisations non gouvernementales à la conservation, l'adoption des règles pour l'organisation et la gestion du partenariat du Grasp, les données sur les populations prioritaires sont des points essentiels qui ont été examinés lors de cette journée. Au paravant, une partie de la délégation des officiels et ministres de la sous région de l'Afrique centrale et de l'Ouest avaient effectué une visite guidée au Jardin botanique de Kisantu, situé à environ 120 km, à l'Ouest de Kinshasa.
Les hôtes de la Rdc ont été émerveillé par la diversité des essences dont regorge le jardin botanique (3.000 essences). Ce qui a fait dire au ministre ghanéen que la Rd. Congo constitue un bel exemple dans le continent en matière de conservation de la nature. Il convient de rappeler que le jardin botanique de Kisantu a été créé vers 1900 par le missionnaire Gillet de la Compagnie des Jésuites.
http://fr.allafrica....0509090044.html
reçu par : http://terresacree.org SOS-Planete
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#7
Posté 10 septembre 2005 - 00:49
L'accent a donc été mis sur la nécessité de gérer les forêts de façon durable, de renforcer les aires protégées et de soutenir la recherche scientifique pour réduire l'impact du virus Ebola à l'origine de nombreuses disparitions de singes.
Mais la lutte passe avant et surtout par le soutien des populations locales qui sont démunies, avec par exemple l'augmentation des entreprises d'écotourisme. Dans quinze des vingt-trois Etats de l'aire de répartition des grands singes, le revenu moyen quotidien est inférieur à 3 dollars par jour, selon un rapport du Grasp.
Pourtant, pour Stéphane Ringuet, du Fonds mondial pour la nature (WWF) en France, la disparition des grands singes ne sera pas uniquement résolue avec des dons d'argent. C'est aussi largement la question de la viande de brousse qui se pose.
Aujourd'hui encore, cette viande est souvent l'unique source de protéines pour les Africains qui en mangent traditionnellement. Ces derniers partent chasser l'antilope à plus de 50 km dans la forêt en tuant tous les animaux qu'ils trouvent sur leur passage, dont les singes. Ces singes se retrouvent sur les marchés de brousse, où ils sont vendus, malgré les législations locales qui en interdisent la vente.
Seulement, les traditions et les comportements familiaux ne se changent pas en claquant les doigts. C'est un travail de longue haleine. Et dans trente à quarante ans, il sera déjà trop tard pour les singes. «Il est minuit moins un pour les grands singes», déclarait déjà Klaus Toepfer, directeur exécutif du Pnue à Paris en 2003. Reste à espérer que la présence des politiques à Kinshasa ces derniers jours permette vraiment de joindre le geste à la parole.
http://www.lefigaro.fr/sciences/20050910.F...155.html?220138
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(...) L'accord signé par 22 pays "affirme une volonté politique au plus haut niveau pour la première fois dans l'histoire des grands singes", s'est félicité Matthew Woods, du Projet de l'ONU pour la Survie des Grands Singes à l'origine de la conférence. Il va permettre d'éradiquer le braconnage et la contrebande.
Les grands singes ne seraient plus qu'environ 400.000 en Afrique et en Asie, contre des millions au XIXème siècle, selon les Nations unies. La semaine dernière, Conservation International, ONG basée à Washington, avait mis l'accent sur la quasi-extinction de plusieurs espèces de primates en Afrique centrale, entre la chasse, la déforestation et le virus Ebola, notamment les gorilles des plaines occidentales et les chimpanzés d'Afrique centrale.
L'année dernière, des experts avaient jugé que la population de gorilles des plaines orientales, dans l'est du Congo-Kinshasa en proie à la guerre civile, avaient diminué de 70% ces dix dernières années.
Article entier : http://www.canada.com/news/monde/story.htm...77-fc6d97a74f39
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#8
Posté 10 septembre 2005 - 01:02
http://www.onevoice-ear.org/campagnes/gran...nges/index.html
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#9
Posté 12 septembre 2005 - 19:32
Le génome du chimpanzé en Une de Nature le 1er septembre: la comparaison de l'ADN des primates est indispensable pour comprendre l'ADN humain.
Le projet des Nations Unies pour la survie des grands singes (GRASP) est parvenu à faire reconnaître à un niveau international et gouvernemental l’importance de la sauvegarde des chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans, et à impliquer dans cette action les pays qui hébergent ces grands singes mais aussi des pays donateurs. Plus d’une vingtaine de pays ont signé la Déclaration de Kinshasa à l’issue d’une réunion qui s’est tenue la semaine dernière en République Démocratique du Congo, sous l’égide du GRASP. D’autres signatures sont attendues.
Cette Déclaration devra bien entendu être suivie d’effets pour sauver les grands singes de la disparition. Elle constitue cependant une étape importante en reconnaissant pour la première fois la nécessité de protéger nos cousins primates. Elle fixe des objectifs précis, par exemple garantir la survie à l’état sauvage de toutes les espèces et sous-espèces de grands singes d’ici 2015.
Cette Déclaration a aussi le méritede réunir les 23 pays qui abritent les populations de grands singes, que le GRASP a convaincu de l’intérêt environnemental mais surtout économique de la sauvegarde des singes. Parmi ces pays figurent les plus pauvres du monde. La Déclaration de Kinshasa relie lutte contre la pauvreté, développement et protection des primates.
En signant cette déclaration des pays riches affirment leur volonté d’agir en faveur de ces grands singes et reconnaissent que les pays hôtes ne peuvent pas en assumer seuls le coût. Le GRASP doit maintenant poursuivre son action en mettant en œuvre une stratégie globale et concrétiser les promesses des bailleurs de fonds. L’Union Européenne s’est engagée sur un budget de 2,4 millions d’euros.
Reçu par :
http://terresacree.org SOS-Planete
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#10
Posté 16 septembre 2005 - 16:38
360°, Le Reportage Géo: La Maman des Bonobos.
"Les bonobos ne se trouvent qu’en République démocratique du Congo, l’ex-Zaïre. Dans ce pays ravagé par la guerre civile, ils sont doublement menacés : chassés pour leur viande, ils sont aussi la cible des trafiquants. Au Lola ya bonobo (paradis des bonobos), à 50 km de Kinshasa, Claudine André recueille, depuis douze ans, les jeunes singes dont les parents pour la plupart ont fini sur les étals des boucheries. Grâce à cette jeune femme belge et à son équipe, quelque 300 orphelins ont déjà été sauvés. Dominique Hennequin a suivi le petit Lomami, arrivé depuis quelques jours, devenu extrêmement craintif après avoir eu le bout des doigts mutilé par des braconniers. Mais aussi la première naissance d’un bébé singe à Lola. Si elle accepte le petit, sa mère retrouvera-t-elle les gestes pour l’allaiter ? Si des liens de parenté se nouent dans le groupe d’orhelins, Claudine André aura franchi un pas de géant : permettre aux bonobos de retrouver une vie indépendante, peut-être même dans leur habitat naturel".
http://www.arte-tv.com/fr/semaine/244,broa...,year=2005.html
#11
Posté 16 septembre 2005 - 16:53
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#13
Posté 17 septembre 2005 - 21:32
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#14
Posté 23 septembre 2005 - 17:10
Une conférence intergouvernementale reconnaît pour la première fois la nécessité de protéger nos cousins. Gorilles, chimpanzés, bonobos ou orangs-outans sont de moins en moins nombreux sur la planète
La sauvegarde des grands primates devient l’affaire de tous.
C’est bien simple, si rien n'est fait rapidement pour les protéger, les grands singes auront disparu dans 50 ans. Ils se comptaient pourtant par millions au 19e siècle mais selon l’éditorial de la revue Science, il reste à l’heure actuelle environ 100.000 gorilles et autant de chimpanzés, 10.000 bonobos, et 30.000 orangs-outans en liberté. Les autres ont été décimés par le braconnage intensif lié au commerce de viande de brousse, le trafic d'animaux vivants, l'exploitation forestière, les maladies comme la fièvre d’Ebola, ou les conflits armés.
Aussi, pour la première fois, la question du primate a fait l’objet pendant cinq jours début septembre d’une conférence intergouvernementale à Kinshasa (République Démocratique du Congo). Le projet des Nations Unies pour la survie des grands singes (GRASP) est ainsi parvenu à faire reconnaître à un niveau international et gouvernemental l’importance de la sauvegarde des grands primates.
De fait, une vingtaine de pays ont signé une déclaration commune qui veut par exemple garantir la survie à l’état sauvage de toutes les espèces et sous-espèces de grands singes d’ici 2015, afin d’enrayer le déclin de nos cousins primates via des plans nationaux de protection.
Impact économique
Il se trouve en effet que la plus grosse partie des grands singes vit dans les forêts denses et humides de 23 pays d’Afrique ou d’Asie qui font partie des plus pauvres de la planète. Il n’était donc pas question de traiter des seules données environnementales mais plutôt de montrer l’intérêt financier qu’une telle richesse naturelle peut apporter.
Puisque les pays hôtes ne peuvent pas assumer seuls le coût de la préservation des espèces, les pays riches mettent la main à la poche. L’Union Européenne, par exemple, s’est engagée sur un budget de 2,4 millions d’euros.
De plus pour améliorer les conditions socio-économiques des communautés locales, la déclaration encourage "l'introduction ou l'expansion d'entreprises d'écotourisme durables soigneusement réglementées dans les zones d'habitat des grands singes".
L’avenir des grands primates pourrait ainsi améliorer celui des sociétés pauvres…
http://www.lepetitjo.../view/2218/619/
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#15
Posté 07 octobre 2005 - 12:40
"Une étude récente révèle que la demande agro-alimentaire et cosmétique pour de l'huile de palme, une huile végétale que l'on peut trouver dans un produit sur dix sur les étagères de nos supermarchés, va entraîner l'extinction des orangs-outans. « Le Scandale des singes pour de l'huile », publié par les Amis de la Terre, conclut que, sans une intervention urgente, le commerce de l'huile de palme pourrait causer l'extinction des seuls grands singes d'Asie d'ici 12 ans".
http://www.amisdelat...id_article=1680
#16
Posté 08 octobre 2005 - 10:29
Incroyable :(
Décidément c'est le bonheur les supermarchés, entre les produits testés, et les produits qui contribuent à l'extinction des espèces...
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#17
Posté 13 octobre 2005 - 19:16
La population des orangs-outans de Bornéo a chuté des trois quarts en dix ans. Le grand singe roux est menacé d'extinction "imminente" et l'Onu et des ONG ont lancé jeudi un plan d'action commun avec le gouvernement indonésien.
Le défi à relever est de protéger les derniers orangs-outans qui vivent à l'état sauvage seulement à Sumatra et Bornéo. Dans cette seconde île, leur nombre est passé de 200.000 à 50.000 en une décennie, du fait du trafic et de la déforestation illégale.
Mettant de côté leur concurrence, d'importantes organisations de défense de l'environnement se sont retrouvées mercredi et jeudi à Pontianak, ville indonésienne située sur l'équateur à l'ouest de Bornéo.
Le Fonds mondial pour la nature (WWF), Conservation de la nature (The Nature Conservancy), la Fondation pour l'orang-outan, Faune et flore international (Fauna and Flora International, FFI) et d'autres associations ont insisté sur la nécessité de coopérer en impliquant les autorités afin de s'attaquer aux "barons du bois" qui détruisent l'écosystème des primates.
Selon Nazir Foead, directeur des espèces menacées au WWF-Indonésie, chaque ONG peut faire profiter les autres de son expérience.
"FFI a de très bons résultats pour veiller (sur le terrain) à l'application de la loi, alors que le WWF est faible dans ce domaine", a-t-il dit. "Notre force est dans la gestion de l'habitat et l'interpellation des entreprises".
Des ONG ont ainsi récemment accusé les fabricants de produits à base d'huile de palme de favoriser l'extinction des orangs-outans. En effet chaque mois des milliers d'hectares de forêts sont transformés en plantations de palmiers à huile.
"Il nous faut travailler avec les ONG anti-corruption", a ajouté M. Foead. Les zones de vie des orangs-outans sont rongées par des bûcherons financés par des gros bonnets de l'abattage, qui corrompent jusqu'au coeur des institutions.
Même certains parcs nationaux, en théorie protégés, sont livrés à la déforestation forcenée.
Jakarta a de surcroît instauré en 2000 une décentralisation qui s'est traduite par une multiplication des autorisations de coupes de bois pas toujours dans la transparence.
"L'action du gouvernement est très laxiste pour protéger l'habitat (des orangs-outans) malgré le fait qu'une loi existe. Au niveau de la province et du district, elle n'est pas appliquée", a déclaré à l'AFP Darmawan Liswanto, de la fondation indonésienne Titian.
Des spécialistes estiment que les étendues arborées auront disparu de Bornéo dans vingt ans, comme elles ont quasiment disparu de Sumatra.
Le parc national de Gunung Palung, qui couvre 90.000 hectares à Bornéo, a innové en lançant une surveillance en ULM et des patrouilles mêlant rangers et habitants locaux, a indiqué à l'AFP son directeur Setiohindrianto.
De tels exemples sont à imiter, sans oublier de sensibiliser les populations locales attirées par l'argent des défricheurs.
"Nous devons proposer des revenus alternatifs aux villageois qui habitent en bordure des zones d'habitat des orangs-outans", a souligné Herry Djoko Susilo, du ministère des Forêts indonésien.
Le "plan d'action" discuté à Pontianak, sous l'égide du Projet pour la survie des grands singes (Grasp/Great Apes Survival Project) des Nations unies, a pour objectif de déboucher sur des mesures "à grande échelle et coordonnées".
Confronté à des soucis économiques liés à la hausse des carburants, le pouvoir à Jakarta aura-t-il la volonté de poursuivre dans l'intention affichée?
"L'environnement est en bas de la liste (des priorités) du gouvernement indonésien", a déploré Stephen Brend, un responsable de la Fondation pour l'orang-outan.
Source : http://terresacree.org SOS-Planete
Autre article sur le sujet : http://www.tou-o.com...alite-7810.html
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#18
Posté 06 novembre 2005 - 13:53
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_c...&id_dossier=201
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_c.../grands_singes/
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#19
Posté 21 décembre 2005 - 07:51
Le nombre de gorilles encore en liberté est en chute constante, la situation du gorille de Grauer (le gorille de plaine oriental) étant la plus inquiétante. En effet, ce gorille a vu son effectif chuter de 80 % au cours des 5 dernières années, pour une population qui s'établit actuellement à environ 3 000 individus. Le gorille de montagne, rendu célèbre par le film relatant le combat de Dian Fossey en sa faveur (Gorilles dans la brume), est lui aussi en situation critique. Ce gorille ne survit que dans 2 parcs nationaux, et s'il a vu ses effectifs rester stables au cours des dernières années (environ 700 individus), sa population reste très fragile.
Dans les 2 cas, des efforts importants restent donc à faire pour leur assurer, autant que possible, un avenir libre.
Les principales menaces qui hypothèquent la survie des gorilles sont bien connues. Comme pour de nombreuses autres espèces, elles sont constituées par la chasse et la diminution de leur espace vital. Combinés à l'augmentation de la demande de viande des citadins, à la faiblesse des revenus et à l'incapacité de faire respecter les lois de protection de la nature, la facilité et l'attrait économique de commercer de la viande de brousse renforcent la menace sur les efforts de conservation des gorilles et de la faune en général. En plus, dans des régions ravagées par des conflits armés à répétition, les braconniers n’ont aucune peine à se procurer des armes. Ainsi, un peu partout, la viande de gorilles et d’autres animaux forestiers se vend à bon prix. Par ailleurs, parallèlement à l'augmentation de la population, la demande de bois de chauffe ne cesse de croître, tout comme la quête de nouvelles terres agricoles.
La problématique de la sauvegarde des gorilles est donc à inclure dans un cadre qui dépasse ces seuls animaux et ne peut être réglée qu'en impliquant toutes les parties intéressées.
A ce titre, le WWF-Belgique a lancé la campagne “Heart of Africa” qui, en respectant les intérêts des populations locales, propose l'adoption symbolique d'un gorille afin de récolter des fonds destinés à restaurer l’intégrité du parc national des Virunga, le plus ancien parc national d'Afrique, créé en 1925 sur quelque 8 000 km2 en République Démocratique du Congo.
Depuis le début des années 1990, ce parc qui abrite une variété remarquable d’espèces animales, dont le gorille de montagne, a vu l'arrivée de plus de 100 000 réfugiés. Un tel afflux ne s'est pas fait sans conséquences importantes pour les écosystèmes locaux. Aussi, depuis 1998 l'association travaille à améliorer les conditions de vie des habitants tout en respectant les ressources naturelles et la faune du parc. Les réfugiés sont encouragés à quitter le parc pour s'installer à sa périphérie, où ils trouvent des lieux pour s’établir et des terres à cultiver. En outre, la plantation d'arbres, en bordure du parc, fourni un bois qui peut être exploité par les habitants pour leurs propres besoins ou la revente.
Ainsi, cette action d'adoption symbolique s'inscrit dans une continuité et une dynamique de résultats concrets déjà obtenus sur le terrain, comme le reboisement qu’une grande partie des terrains occupés à l’origine par la forêt de Tchiambirimu, le seul habitat du gorille de plaine oriental dans le parc national des Virunga.
A l'image de la formation des gardes chargés de la surveillance et de la lutte anti-braconnage, l'information et la sensibilisation font également partie du programme de sauvegarde en montrant aux populations l'intérêt à conserver la nature et en insistant sur les avantages économiques et écologiques qu'elles peuvent en retirer. Selon l'association, l’écotourisme de vision des gorilles, dans le seul parc national des Virunga, pourrait générer quelque 3 millions de dollars par an, susceptibles d'être consacrés à améliorer la gestion du parc et les conditions de vie des populations locales.
http://www.univers-n...te1.cgi?id=2126
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#20
Posté 23 janvier 2006 - 20:15
http://www.cyberpresse.ca/article/20060123...6/1020/CPTECHNO
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#21
Posté 01 février 2006 - 09:37
Citation
Pfiuut, ils ont dû faire de longues études pour trouver ça! Non mais franchement, j'hallucine, c'est tellement évident. Enfin, espérons que ça permettra à quelques décideurs moins avides de protéger ces magnifiques animaux (on peut rêver...)
[Louis Aragon]
#22
Posté 10 avril 2006 - 08:11
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#23
Posté 10 avril 2006 - 08:42
Emma, le Apr 10 2006, 10:11 AM, dit :
Citation
Malheureusement, rien de nouveau au Congo. Les estimations varient en fonction des sources d’information. 5 000, 10 000… De toute façon, les jours sont comptés pour ce singe magnifique, aux mœurs et à l’organisation sociale exemplaires, dont l'homme aurait pourtant tout gagné à s'inspirer...
http://www.onevoice-ear.org/campagnes/gran...ete_bonobo.html
A voir jeudi prochain : Envoyé spécial, France 2, 20h50 : Nos cousins « perdus » :
"En Afrique, dix-neuf sanctuaires s'efforcent de recueillir les singes orphelins dont les familles ont été massacrées. Louise, bébé chimpanzé, a été recueillie dans l'un des centres de l'institut Jane Goodal. Entourée de soigneurs, elle va, plusieurs années durant, apprendre à survivre avant, peut-être, d'être relâchée en forêt"...
#24
Posté 10 avril 2006 - 09:10
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#25
Posté 13 avril 2006 - 19:24
Freeman, le Apr 10 2006, 09:42 AM, dit :
"En Afrique, dix-neuf sanctuaires s'efforcent de recueillir les singes orphelins dont les familles ont été massacrées. Louise, bébé chimpanzé, a été recueillie dans l'un des centres de l'institut Jane Goodal. Entourée de soigneurs, elle va, plusieurs années durant, apprendre à survivre avant, peut-être, d'être relâchée en forêt"...
Un petit Up. Ca commence dans 1/2h pour ceux qui souhaitent le voir.
- L'inaction est une trahison -
#26 Invité_Felix_*
Posté 13 avril 2006 - 19:26
Je vais aller chez mon voisin .. si il est là !
#28 Invité_Felix_*
Posté 14 avril 2006 - 00:04
:(

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