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Chirurgie et vivisection
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Emma
Reçu sur no_vivisection :

Pour les animaux, c'est un Eternel Treblinka.

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23 juin 2006

Valtronic crée une rétine artificielle dans l'espoir de redonner la vue aux aveugles

Après avoir conçu des prothèses auditives de très petite taille, la société Valtronic, établie à la vallée de Joux, s'est lancée un nouveau défi: contribuer à la création d'une rétine artificielle pour permettre aux aveugles de retrouver la vue. Le pari semble a priori impossible, étant donné la quantité d'informations à traiter. Aujourd'hui, le prototype est terminé, et les premiers essais cliniques sur 70 patients vont démarrer au mois d'août à travers toute l'Europe. Ces personnes sont atteintes de dégénérescence maculaire ou de rétinopathie pigmentaire, deux maladies qui peuvent conduire à une cécité totale, mais qui ne détruisent pas le nerf optique.

Grosso modo, le patient devra porter des lunettes, dans lesquelles une minuscule caméra est intégrée. Celle-ci capte les informations visuelles qui sont transmises, via un câble, à un microprocesseur portable. Parallèlement, une prothèse contenant des électrodes et un récepteur infrarouge sont implantés sur la rétine du patient. Les logiciels du processeur traitent l'information visuelle très rapidement et renvoient ces données à un émetteur infrarouge, intégré dans les lunettes. Elles sont ensuite transmises au travers de la pupille au récepteur infrarouge implanté, qui les traduit en impulsions électriques grâce aux électrodes. «Le cerveau devrait être capable de reconnaître ces données selon les premiers tests qui ont déjà été effectués, note Georges Rochat, CEO et fondateur de Valtronic. Le patient devrait pouvoir évoluer dans un environnement inconnu et identifier des objets, leur position dans l'espace et voir leur mouvement en temps réel.»

Le système est sans fil. L'énergie pour alimenter les électrodes est envoyée par induction et provient des branches de lunettes.

L'appareil vise essentiellement les personnes atteintes de dégénérescence maculaire, une maladie qui touche plus de 8 millions de personnes en Europe et aux Etats-Unis et qui entraîne une perte progressive ou rapide de la vision centrale. Ces lunettes sont également destinées aux personnes souffrant de rétinopathie pigmentaire, une affection héréditaire incurable qui touche la rétine et conduit à une cécité totale. Cette maladie concerne une naissance sur 4000.

L'origine du projet a germé en Allemagne. Steffen Suchert, fondateur et président de la société Intelligent Medical Implant (IMI), voulait trouver un moyen de soigner ses deux fils, souffrant de rétinopathie pigmentaire. Il contacte Valtronic en 2003. Séduit par le projet, Georges Rochat contribue à le financer personnellement. «Le projet trouvait difficilement des fonds externes, étant considéré comme un pari impossible.»

Grâce à son savoir-faire dans la miniaturisation extrême, Valtronic a réussi a développé un système complet. Les tests sur animaux ont été effectués sur des cochons. Vingt patients en Allemagne ont déjà été implantés par une prothèse ne contenant qu'une seule électrode. Dix-neuf patients ont réagi au signal électrique. Cette première expérience a permis de connaître le niveau d'énergie à apporter au système. Puis, en novembre 2005, des tests ont été réalisés sur quatre nouveaux patients. «Ils ont pu voir des formes simples, explique Georges Rochat. En août, les systèmes qui seront implantés contiendront 49 électrodes, un nombre qui devrait suffire au patient pour reconnaître des objets. Mais ils pourront bientôt comporter jusqu'à 231 électrodes.»

IMI espère obtenir le marquage CE en 2007, une norme permettant une commercialisation du produit en Europe. En outre, la société vise une approbation de la Food and Drug Administration aux Etats-Unis en 2009. «En termes de marché, un tel appareil devrait être vendu entre 40000 et 50000 euros, ce qui pourrait générer des ventes de 5 à 10 millions de francs pour Valtronic en 2010 et de plus de 50 millions pour IMI», prévoit Georges Rochat.

Enfin, en termes de concurrence, Valtronic et IMI ne sont pas les seuls à s'intéresser aux rétines artificielles. Un important projet réunit des chercheurs de l'EPFL et de l'Université de Genève (lire ci-dessous).

Plusieurs sociétés aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde travaillent également sur des rétines similaires. «Nous avons de l'avance, estime Georges Rochat. Notre système a l'avantage d'être sans fil et se distingue par son degré de miniaturisation extrême. Mais, d'ici dix à quaranteans, tempère-t-il, la thérapie génique trouvera peut-être une autre solution, à savoir la transplantation des tissus rétiniens.»


Renaissance d'une société dans le médical
Valtronic a d'abord travaillé pour l'horlogerie.
Ghislaine Bloch
La société Valtronic, qui conçoit et produit pour ses clients des circuits miniaturisés assemblés sur des supports flexibles ou rigides, a connu un parcours mouvementé. Créée en 1982, la société a démarré ses activités en orientant son savoir-faire horloger en microélectronique au service de divers secteurs de l'industrie. L'entreprise connaît alors une forte croissance qu'elle a toutefois de la peine à maîtriser. Endettée, elle doit quitter la Bourse en 1996. La société revoit son organisation et rembourse ses dettes mais maintient les emplois et l'outil industriel à la vallée de Joux. Elle se réoriente vers le secteur médical. Elle investit dans la construction d'une nouvelle salle blanche.

On ne verra jamais la marque «Valtronic» apparaître sur différents implants ou appareils médicaux. Pourtant, c'est bien le savoir-faire de ses ingénieurs qui figure, par exemple, au cœur des prothèses auditives implantées chez quelque 100000 patients à travers le monde. Valtronic est également à l'origine de stimulateurs pour glandes salivaires ou de disques intervertébraux intelligents. Implantés, ces derniers permettent d'enregistrer les contraintes subies par les vertèbres et d'orienter au mieux les thérapies à mettre en place.

Neurostimulateur

Valtronic travaille également sur un neurostimulateur. Le produit a déjà obtenu le marquage CE, permettant une commercialisation en Europe pour le traitement de l'incontinence urinaire. Des recherches sont actuellement effectuées sur des personnes ayant subi une attaque cérébrale ou paralysées à la suite d'une lésion de la moelle épinière. Des essais cliniques sont effectués au Japon. L'idée à terme serait d'implanter plusieurs dizaines, voire centaines de stimulateurs chez des paraplégiques pour leur redonner une mobilité.

Aujourd'hui, Valtronic possède trois unités de production, en Suisse, aux Etats-Unis et au Maroc et des bureaux en France, en Allemagne et en Roumanie. Le groupe, qui ne révèle pas son chiffre d'affaires, compte au total plus de 500 collaborateurs, dont 150 aux Charbonnières. Georges Rochat tient à maintenir ces emplois à la vallée de Joux et même à promouvoir cette région dont il est originaire. Avec ses amis Georges-Henri Meylan et Bill Muirhead, respectivement CEO et CFO d'Audemars Piguet, il a lancé l'initiative Valtec. «On aimerait faire venir dans la région des sociétés qui sont devenues trop grandes pour rester dans les parcs scientifiques», explique Georges Rochat.

Un projet romand similaire
L'EPFL et l'Université de Genève planchent aussi sur un «implant rétinien».
Ghislaine Bloch
«Nous poursuivons les mêmes buts que Valtronic avec une approche assez similaire», note Philippe Renaud, professeur au Laboratoire de microsystèmes de l'EPFL. Cette dernière et l'Université de Genève ont aussi un projet d'«implant rétinien», en collaboration avec une équipe de l'Inserm à Paris. Le type d'implants que les chercheurs ont imaginé consiste également à remplacer les photorécepteurs défectueux par de minuscules cellules photoélectriques, qui se chargeront de transformer l'énergie lumineuse en courant électrique. Des tests ont été effectués sur des rétines de rat et de poulet. En revanche, il n'y a pas encore eu d'essais cliniques sur l'être humain.

«Par rapport au projet de Valtronic, nous nous concentrons davantage sur les aspects fondamentaux de la compréhension de l'interaction de la rétine avec une électrode, de la localisation de la stimulation et des aspects psychophysiques», explique Philippe Renaud qui souhaite, par ailleurs, collaborer avec le groupe établi à la vallée de Joux.

«49 électrodes: insuffisant»

«Nous avons monté un système avec 1000 électrodes, mais c'était prématuré. Je pense que 49 électrodes ne permettront pas une perception visuelle suffisante. Il faut un minimum de 500 à 1000 électrodes, ce qui nécessite de revisiter toute l'approche technique», explique Philippe Renaud. Pourtant, il est convaincu par le projet. Un jour ou l'autre, les rétines artificielles apparaîtront bel et bien sur le marché, malgré les obstacles qu'il reste encore à surmonter.



Felix
Malheureusement la barbarie humaine elle, n'est pas artificielle .. mad.gif
nanoug47
mad.gif mad.gif sad.gif sad.gif

Comment voulez vous que je les aimes aux blouses blanches !!!! dites moi ???

Pas de mots
jesy
Autre chose à lire :

L'Impact de l'Expérimentation Animale sur le Développement de la Médecine Moderne

De tout temps, les hommes ont essayé de guérir les maladies ou les blessures, et de vaincre la mort. Le savoir-faire essentiel des guérisseurs venait habituellement de l'observation des êtres humains et des animaux, malades et en bonne santé. Les examens anatomiques des décédés ont aussi joué un rôle important à certaines époques. Dans toutes les cultures les médecins et les guérisseurs ont essayé de prévenir les maladies par une alimentation adéquate, tout en évitant les substances toxiques et en maintenant l'équilibre entre la puissance mentale et physique de l'homme. Quand néanmoins les maladies survenaient, ils essayaient de les guérir en préparant de nombreux remèdes, principalement à base de plantes. La chirurgie a toujours été connue des médecins et, des milliers d'années en arrière, les patients étaient déjà mis en état profond d'inconscience en utilisant des hallucinogènes ou des herbes somnifères. Le but des écoles de médecine et des académies était habituellement de transmettre la connaissance collectée en relation avec le traitement des maladies et des blessures.

Suite :

http://www.european-vegetarian.org/evu/fre...xperiments.html
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