Les autorités locales de Lebbeke ne sont pas exemptes de tout reproche dans cette affaire remarque GAIA. En effet, en l'absence de règlement interdisant les cirques avec animaux sauvages sur son territoire, le bourgmestre d'une commune se doit, avant d'autoriser la venue d'un cirque, de vérifier si celui-ci est bien conforme à la législation, et de vérifier si l'emplacement prévu fournit suffisamment de place pour satisfaire aux exigences légales. Si ce n'est pas le cas, le bourgmestre ne doit pas autoriser la venue du cirque. A Lebbeke, visiblement, cela ne s'est pas passé comme cela. ‘Il y a eu du laisser-aller à Lebbeke', selon le président de GAIA, Michel Vandenbosch, qui, par ailleurs, a les plus grandes réserves quant au fait que malgré les infractions constatées, le cirque peut simplement rester sur place.
Le cirque Rafaël a très mauvaise réputation. Début octobre, le cirque avait dû quitter Courtrai parce qu'il n'avait pas respecté ses engagements préalables quant au respect de la loi sur le bien-être animal, et parce qu'il bafouait l'interdiction locale des cirques avec animaux sauvages. Le cirque avait intenté un procès contre la décision du bourgmestre de Courtrai, Stefaan De Clerck, mais avait vite été débouté par le tribunal. Dans d'autres communes également, le cirque s'est trouvé en contravention de la loi. Il y a quelques années, le cirque Rafaël, qui portait alors un autre nom (European Flying Circus), avait dressé ses chapiteaux sans autorisation à Etterbeek. Le propriétaire du cirque, toujours sans autorisation, y visitait des écoles avec des animaux sauvages. Déjà à l'époque, il n'avait pas obtempéré aux ordres du bourgmestre qui le sommait de quitter la commune.
Entre-temps, 95 villes et communes de notre pays n'autorisent plus de cirques avec animaux sauvages sur leur territoire. GAIA lance un appel aux communes qui n'ont pas encore imposé une telle interdiction, pour qu'elles suivent le bon exemple.
Source : GAIA
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