
Madame, Monsieur,
Face à la volonté de Mme Roselyne Bachelot - ministre de l'écologie et du développement durable de reclasser la martre, la belette et le putois comme "espèces susceptibles d'être classées nuisibles", nous vous invitons à envoyer un courrier de protestation (modèle ci-joint) à madame Roselyne Bachelot - Ministère de l'écologie et du développement durable - 20, avenue de Ségur - 75302 Paris 07 SP - ou à ministere@environnement.gouv.fr
Madame la Ministre,
C'est avec consternation que j'ai appris votre volonté d'annuler les décrets
du 21 mars 2002 qui visait à protéger la martre, la belette et le putois.
Si la conception même de "nuisible" est tout à fait contestable,
elle est dans ce cas précis sans réel fondement et ne vise qu'à servir le
lobby des chasseurs face à cette soit disant concurrence déloyale que représenterait
la consommation de ces mustélidés.
En remettant en cause la chaîne alimentaire elle même au profit d'une
agriculture déraisonnée, cette décision est en totale contradiction avec les
vocations de votre ministère de l'écologie et du développement durable.
Le dossier de presse (mars 2002) motivant ce retrait précisait très clairement
que :
1/ Ces trois espèces ne posent aucun problème vis à vis de la santé ou de la
sécurité publique
2/ Il n'existait pas de données démontrant des dommages importants sur les
activités agricoles ou forestières, ni sur la faune et la flore (or la réglementation
française fait obligation de démontrer les dégâts important pour classer ces
espèces nuisibles - la Convention de Berne et la directive "Habitats"
ont des obligations similaires).
Le Muséum National d'Histoire Naturelle conclut en ces termes : "la
martre, la belette et le putois ont un régime constitué en grande partie de
rongeurs. Les attaques sur du gibier ou des animaux d'élevage semblent rares ou
localisées. La limitation de ces prédateurs ne semble pas jouer un rôle prépondérant
dans l'évolution des populations de gibier. En tant que gros consommateur de
rongeurs, ils apparaissent comme d'intéressants auxilliaires des
cultures".
Je vous demande par conséquent, madame la ministre, de revenir sur votre décision
en préservant l'arrêté de votre prédécesseur.
(nom + adresse)
L'équipe de One Voice
Article extrait de
OneVoice