Ypres interdit les cirques avec des animaux sauvages
Le jeter de chats vivants du haut de la tour du beffroi appartient depuis longtemps au lontain passé d'Ypres. En 2007, la ville des chats de Flandre occidentale n'autorise plus non plus sur son territoire les cirques détenant des animaux sauvages, ainsi que l'a décidé le collège des bourgmestre et échevins. Stephaan De Roo (CD&V), l'échevin en charge du bien-être animal à Ypres, l'a fait savoir à l'organisation de défense des droits des animaux GAIA. Celle-ci félicite Ypres pour sa décision progressiste. « C'est une bonne chose pour le bien-être animal », réagit Michel Vandenbosch, président de GAIA.
Une autre commune ouest-flamande, Zedelgem, a par contre reçu une mauvaise note de l'organisation. Il s'y trouve un cirque (Rafaël) qui se moque éperdument de la loi. GAIA y a constaté une kyrielle d'infractions : des tigres dans des cages trop exiguës, absence de pièce d'eau et d'enclos extérieurs pour les carnassiers, des abris trop petits et absence d'enclos extérieur pour un cheval, un dromadaire, un taureau et des lamas. Les lamas ne disposaient pas d'eau, etc. Mais à Zedelgem, l'administration communale laxiste laisse faire.
« A Ypres, les grands félins sauvages comme les lions et les tigres ne peuvent plus être enfermés dans des cages-remorques de taille inadaptée (quelques mètres carrés), dans lesquelles les animaux, à cause de l'ennui et de la frustration, passent leur temps à tourner en rond, font sans cesse des allers et retours ou deviennent apathiques », explique Michel Vandenbosch. « Et cela, c'est une bonne nouvelle pour le bien-être animal. De cette manière, la ville des chats contribue elle aussi au nécessaire changement de mentalité en faveur des animaux, tant auprès du public qu'auprès des cirques eux-mêmes ».
« Détenir des animaux sauvages dans des cirques et les maltraiter pour ‘amuser' les gens est complètement dépassé, n'est plus légitime du point de vue éthique et n'est en outre pas dépourvu de risques du point de vue de la sécurité », ajoute le président de GAIA. « Ypres a compris cela. La ville des chats de Flandre occidentale incite les cirques à ne plus détenir d'animaux (sauvages) et à s'adapter à l'augmentation du souci du bien-être animal dans notre société. » Un violent contraste avec la situation à Zedelgem, donc.
Source : GAIA
2007-07-10 21:21:00