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Viande de brousse et trafic international : menace sur des espèces protégées.





Les 16 et 17 avril 2007, s’est tenu à libreville, un séminaire sur le thème "l'implication des parties prenantes dans le renforcement et l'application de la réglementation de la filière viande de brousse" organisé par le Ministère gabonais en collaboration avec l'ONG international Wildelife Conservation Sociéty (WCS). Cette réunion a pour but de renforcer l’application des lois dejà en vigueur dans le pays.

Mais qu’est ce que la viande de brousse ?

La viande de brousse désigne généralement la chair provenant de tout animal terrestre sauvage destinée à la consommation.

Au Gabon, il s’agit le plus souvent de singe, de porc-et-pic, de sanglier, de crocodile, de pangolin, de gazelle, de serpent, d’hippopotame, de buffle et de trompe d’éléphants.

Les problèmes liés à la viande de brousse sont nombreux :

la majorité de ces animaux font partie d’espèces protégées. Ce commerce ne se limite pas au Gabon mais génère un trafic international ce qui sous entend un marché beaucoup plus vaste que le marché intérieur et donc beaucoup plus de prélèvements qui met en péril des espèces protégées. Des risques sanitaires de transmission de maladie à l’homme, d’épidémies (pas de traçabilité de la viande, trafic, absence de chaine du froid) La destruction de l’environnement des populations forestières

Des lois en vigueur non respectées

La loi Gabonaise prévoit que la chasse ne peut avoir lieu qu’entre des dates définies (la chasse est interdite 6 mois dans l’année pendant la période, entre septembre et mars, période généralement favorable à la reproduction), selon des quotas strictes (il ne peut être abattu le même jour et par le même chasseur, plus de deux animaux de la même espèce ou plus de quatre animaux d'espèces différentes) et enfin qu’aucune espèce totalement protégée ne peut être chassée.

Pourtant, malgré la répression du braconnage par les autorités du pays le problème de la chasse sauvage de viande de brousse persiste. La viande vient principalement des villages, de la Forêt (80% du territoire) et bien souvent ce sont les gardes forestiers qui sont complices des chasseurs et des vendeurs.

De plus, « Le développement du réseau routier, véritables tranchées au cœur de la forêt équatoriale, mais aussi du Transgabonais favorisent le transport d’animaux (vivants ou morts) vers Libreville… Il est donc urgent de renforcer le contrôle sur les marchés, mais aussi dans les wagons et les camions grumiers dont les chargements sont parfois douteux… ».

L’intervention de la Fondation Brigitte Bardot

C’est donc pour toutes ces raisons et à l’occasion du séminaire organisé les 16 et 17 avril 2007 que la Fondation Brigitte Bardot à travers la voix de sa Présidente est intervenue auprès du Président de la République El. Hadj Omar Bongo Ondimba pour lui rappeler entre autre qu’à « quelques semaines de la Conférence des Parties à la CITES, il est urgent » de « contrôler sérieusement le développement du trafic international de la viande de brousse qui représente une menace réelle pour de nombreuses espèces protégées. »

En effet, « Tout ceci est inacceptable et doit être fermement dénoncé. Il est indispensable de sanctionner et d’éduquer les jeunes Gabonais, leur faire comprendre combien il est urgent et important de protéger, de défendre cette richesse naturelle exceptionnelle si fragilisée par l’appât du gain. »

La Fondation Brigitte Bardot propose au Président une aide concrète pour mener à bien ce projet de lutter efficacement contre le trafic international, une véritable coopération entre nos 2 pays comme dans d’autres pays africains (Sénégal, Mali ou encore Tchad) où la FBB « a sollicité et obtenu par le passé le soutien des forces françaises pour aider les gardes nationaux, patrouilles anti-braconnage, à mener à bien leur mission au plus près des animaux (dons en équipements d’observation, de communication, véhicules…). »

Source : Fondation Brigitte Bardot
2007-04-29 12:37:56


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