Réponse des candidats à l'élection présidentielle
L’ensemble des douze candidats ont été contactés afin de leur demander : Qu’est ce qu’ils comptaient faire en matière de protection animale et d’écologie ?
Le questionnaire initialement préparé n’a pas été envoyé à la dernière minute. Je préférais en effet ne pas leur “mâcher le travail” en proposant des questions toutes faites où on n’aurait obtenu que des réponses très courtes sans intérêt. Par conséquent, on leur posant cette simple question, nous sommes donc capable de leur connaissance du sujet, des thématiques qu’ils vont aborder et de la manière dont ils vont le faire. Cela me semble plus intéressant, plus instructif.
Leur réponse vous sera copier coller ici dans l’ordre d’arrivée. Nous commençons donc lors de cette newsletter avec les réponses du Front National et de l’UDF. Les autres candidats n’ayant toujours pas répondu à ce jour (une relance va être envoyée).
Front National (FN)
Bonjour,
Merci de votre courriel. Permettez-moi de vous exposer notre position sur la protection des animaux. Elle occupe une place importante dans notre programme car elle est liée au respect de la vie qui est au fondement de notre programme.
La société industrielle a le tort de mépriser la vie animale. Les scandales font souvent la une de la presse : les animaux sont transportés dans des conditions atroces, meurent de froid, de chaleur ou de soif, entreposés comme des objets. Bloqués par des grèves, ils étouffent dans des véhicules laissés en plein soleil. Ils ne peuvent pas se coucher par manque de place. Epouvantés, épuisés par des voyages interminables sur des milliers de kilomètres (comme ces chevaux importés vivants de Pologne avant d'être abattus), ils sont laissés sans air, sans nourriture, apeurés, souvent blessés ou malades. On connaît aussi les inacceptables conditions d’exploitation des élevages industriels : les volailles élevées en batteries disposent d'un espace grand comme une boîte à chaussures et s'automutilent ou se dévorent entre elles. Les bovins et les porcs sont élevés dès leur naissance dans des box étroits, d'où ils ne sortiront que pour aller à l'abattoir. Ce mépris de la vie animale n’est qu’un aspect particulier du mépris général de la vie qui s’est notamment manifesté lors de l’épidémie de fièvre aphteuse de 2001.
L’État tolère la mise à mort, dans des conditions illégales, barbares et contraires à l'hygiène publique, de milliers de bêtes à l’occasion de fêtes religieuses étrangères à nos traditions. Quant aux traitements que l'on fait supporter aux animaux de laboratoires, ils sont trop souvent dépourvus de toute utilité scientifique.
Face à toutes ces dérives, il est temps de revenir aux principes de l’ordre naturel. Les animaux sont des êtres vivants. En tant que tels, quelle que soit la fin de leur existence, ils doivent être protégés des mauvais traitements et des souffrances inutiles, ne serait-ce que dans l’intérêt des hommes. Les animaux devant servir à la consommation alimentaire ne fourniront en effet une nourriture de qualité qu’en ayant reçu durant leur existence des conditions de vie décentes. C’est ce principe de bon sens qui a d’ailleurs conduit à la création en France du label bio. Le respect de l'harmonie naturelle s’impose donc.
En ce qui concerne la maltraitance des animaux de compagnie, elle reflète les malaises d’une société anonyme indifférente à la souffrance d’autrui, voir de la perversité de individus qui la composent. L’observation de l’ordre naturel implique de respecter les animaux et de leur éviter toute souffrance chaque fois que possible. Des campagnes de stérilisation des animaux errants en surnombre seront organisées. Les sanctions prévues seront renforcées, et des peines sévères de prison ferme pourront être prononcées à l’encontre des auteurs d’abandons ou de mauvais traitements ; le commerce illicite d’espèces protégées sera réprimé. Les refuges seront aidés grâce à une taxe sur l’importation des animaux exotiques. Les abattages dits “rituels”, se feront en conformité avec la réglementation sanitaire française en vigueur.
Enfin, en ce qui concerne la vivisection, l’expérimentation animale est parfois nécessaire, souvent évitable, toujours améliorable. Elle sera très strictement limitée par la loi et la nécessaire déontologie de la recherche. Des méthodes de substitution existent (cultures cellulaires par exemple) qui sont souvent plus fiables que les expérimentations animales (tel produit inoffensif pour le chien peut parfaitement être toxique pour l’homme). Elles doivent être perfectionnées et généralisées.
Vous trouverez notre programme de campagne complet sur www.lepen2007.fr/pdf/Programmejmlp2007.pdf. Tous les discours de Jean-Marie Le Pen depuis septembre sont sur www.frontnational.com/doc_programme.php. Vous pouvez vous renseigner sur le Front National et discuter avec nos sympathisants internautes sur www.forumpatriote.com et www.veritesurlefn.org.
Voici les dates et lieux de nos prochains grands meetings de campagne :
- Toulouse le dimanche 25 mars ;
- Paris le dimanche 15 avril ;
- Nice le jeudi 19 avril
- Sans oublier notre traditionnel rassemblement du 1er mai à Paris, durant l’entre-deux tours.
Jean-Marie Le Pen reviendra lors de ces meetings sur notre programme et sur le déroulement de notre campagne. Rejoignez-nous !
Vous priant de croire en nos sentiments distingués, je vous présente, au nom du Front National et de son Président Jean-Marie Le Pen, nos sincères salutations.
Alexis Dangrel
Pôle de communication
Union pour la Démocratie Française (UDF)
Cher Monsieur Berger,
François Bayrou vous remercie d’avoir pris la peine de lui adresser votre message.
Croyez qu’il regrette de ne pas pouvoir vous répondre lui-même, les mails affluent par milliers et il lui est impossible désormais de vous écrire personnellement, cependant il nous charge de vous remercier pour vos encouragements et votre soutien.
La condition et les droits des animaux en France est une question à laquelle Monsieur Bayrou est très sensible et il est convaincu de la nécessité d’assurer une réelle application des accords européens et internationaux concernant le traitement des animaux. L’importance donnait au respect des conditions de vie des animaux de compagnie, comme des animaux sauvages, des animaux de laboratoire ou des animaux d’élevage est un bon indicateur du degré de civilisation d’une société.
La réflexion sur la place des animaux dans le droit français est singulièrement défaillante. Pour François Bayrou, la prise en considération de leur spécificité et le renforcement de leur statut « d’être sensible » est un devoir pour la société.
Enfin, concernant le sujet de l'écologie, le sujet étant vaste, je ne peux que vous inciter à consulter la page dédiée à ce sujet sur le site de François Bayrou :
http://www.bayrou.fr/propositions/pacte-ecologique.html
et à lire la conférence de presse qu'il a donné sur ce sujet :
http://www.bayrou.fr/media/conference_presse/conference-pacte-hulot-241106.html
Merci encore à vous,
Bien cordialement,
Matthieu Broussois
Equipe de campagne de François Bayrou
Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR)
Réponses d’Olivier Besancenot et de la LCR aux questions de Gérald Berger pour « Protection-des-animaux.org »
Vous nous avez posé, ainsi qu’aux autres candidatures à la présidentielle, deux « question simples », que vous « ne détaillerait pas afin de juger de [notre] connaissance du sujet » :
« Question 1 : Que comptez vous faire en matière de protection animale ?
Question 2 : Que comptez vous faire en matière d’écologie (protection des espèces et des espaces, conservation des espèces...) ? »
Ces questions sont en fait si vastes qu’il est impossible d’y répondre de façon exhaustive. L’écologie politique est en effet une question « transversale » qui a des implications dans tous les domaines de l’activité humaine. Nous nous proposons donc de présenter ici une démarche plutôt qu’un catalogue de mesures.
Que faire en matière d’écologie ?
Commençons par la question la plus générale. Que faisons-nous en matière d’écologie ? Nous participons tout d’abord à de nombreuses campagnes et mobilisations collectives, qu’elles soient internationales (campagne Climat contre l’effet de serre...), européennes (contre le réacteur EPR, pour le ferroutage...), nationales (participation au réseau Sortir du nucléaire, lutte contre les OGM...) ou locales (contre la construction d’infrastructures destructrices, pour protéger les écosystèmes...). Des militants de la LCR sont aussi des naturalistes de terrain, actifs dans des associations de protection. L’engagement écologique est un engagement dans l’action.
Nous pensons aussi qu’il ne suffit pas de multiplier les combats spécifiques. Nous sommes aujourd’hui confrontés à une crise écologique d’origine humaine et à dynamique globale. La question du réchauffement climatique illustre la nature de cette crise et sa gravité, mais elle se manifeste aussi sur bien d’autres terrains : dégradation de l’air, des sols, des eaux ; chute de la biodiversité ; crises sanitaires... Il y a eu, dans l’histoire, de nombreuses crises écologiques d’origine humaine, mais elles restaient locales ou régionales. C’est la première fois qu’elles se combinent ainsi et prennent une telle dimension.
Il n’est pas difficile de remonter aux sources de la crise présente : l’évolution du marché mondial et du système productif (ainsi que des modèles de consommation qui l’accompagnent) à partir des années 1960 (une évolution rapide qui se manifeste dans le domaine de l’énergie, des transports, de l’agro-industrie, etc.). Il n’est pas non plus difficile de percevoir la logique profonde à l’œuvre dans cet emballement destructeur du système : la logique intime du capitalisme qui produit pour le profit quel qu’en soit le coût social et environnemental — et qui ne produit pas s’il n’espère pas réaliser un profit, même quand il s’agit de répondre à un besoin vital, comme c’est le cas pour des médicaments « non rentables ». La mondialisation capitaliste en cours ne fait qu’aggraver le problème.
Le combat écologique doit s’attaquer à la racine du mal – et notamment à cette logique du profit propre au capitalisme. Il doit aussi être mené comme un combat démocratique, sous peine d’échouer. Sans cela en effet, les réformes écologiques ne seront pas acceptées et les mobilisations ne seront pas assez fortes pour faire plier les lobbies anti-écologiques si puissants dans un pays comme la France : lobbies pétrolier, nucléaire, autoroutier, agro-industriel, chimique et pharmaceutique... Il ne s’agit donc pas d’opposer l’environnemental au social, mais au contraire de les lier. Les mêmes logiques productives qui épuisent la terre et bouleversent la biosphère épuisent aussi les travailleurs et imposent leur domination aux consommateurs.
Nous prônons donc une écologie radicale (qui s’attaque à la racine du mal) ; une écologie démocratique, sociale et populaire. Nous sommes partie prenante du courant international écosocialiste.
La défense des écosystèmes
La protection des espèces dépend avant tout de celle des écosystèmes au sein desquels elles vivent. Il existe des conventions internationales comme Ramsar pour les milieux humides, des programmes européens comme Natura 2000 ou des lois nationales comme celle concernant la protection du littoral. Mais dans l’ensemble, l’arsenal législatif est à la fois très insuffisant et inadapté, traitant des espèces individuelles plus que des écosystèmes. Il faut donc le modifier et le renforcer pour préserver ce qui reste de milieux naturels ou semi-naturels, ainsi que les espaces ruraux riches en biodiversité (bocages, prairies de fauche, etc.), pour restaurer aussi des milieux dégradés (zones humides, etc.).
Des mesures très concrètes doivent être prises en matière d’aménagement, dans la réhabilitation des carrières et cours d’eau, etc., et les financements correspondants doivent être garantis. Des milieux naturels rares doivent être protégé d’une influence humaine perturbatrice. D’autres, comme la Crau, produit d’une longue histoire naturelle et humaine combinée, doivent être protégé de la destruction par l’agro-industrie. Mais plus généralement, une politique de protection des écosystèmes concerne la conception même de l’aménagement du territoire et de la production.
Contentons-nous ici de prendre un exemple. Le maintien et la restauration d’une agriculture « paysanne » (ce qui ne veut pas dire archaïque !) peut permettre tout à la fois de préserver la biodiversité, la diversité des paysages, une production alimentaire de qualité, les emplois ruraux, un tissu social vivant et les services publics... En revanche, le modèle agro-industriel dominant conduit à l’artificialisation ultime des milieux, l’uniformisation des paysages, l’effondrement de la biodiversité, la désertification des campagnes, l’appauvrissement de la qualité des produits et l’aggravation des crises alimentaires.
L’artificialisation brutale des milieux qu’impose la mise en œuvre du modèle industriel (capitaliste) de production dans l’agriculture coûte cher à la population (santé et pollutions, chômage et isolement...), en même temps qu’elle nourrit la crise écologique globale d’origine humaine dont le réchauffement climatique est le symbole. Nous voulons donc mettre un terme à cette artificialisation de l’espace naturel et rural.
De même, sur le plan international, le respect de la souveraineté alimentaire de chaque pays (ou groupe de pays) peut contribuer — en plus de tout ce qui vient d’être mentionné — à la relocalisation des économies, ce qui est une exigence démocratique (les populations n’ont aucun contrôle sur les grands groupes multinationaux) et écologique, en s’attaquant au caractère irrationnel du commerce mondial capitaliste et en réduisant les échanges marchands.
Les milieux urbains et péri-urbains sont aussi concernés par une politique de défense de la biodiversité. . Nous espérons, par exemple, que l’intégration de la Seine-Saint-Denis au réseau Natura 2000 (qui concerne normalement les zones rurales) permettra effectivement de s’attacher à cette question.
Une politique de protection des écosystèmes doit évidemment combiner des choix globaux d’orientation et un ensemble de mesures très concrètes, à toutes échelles. La fragmentation des territoires biologiques (par les voies de communication, la création de « déserts verts » par l’agro-industrie, l’urbanisation, etc.) constitue un danger particulièrement grave pour de nombreuses espèces et pour de nombreuses raisons : séparation artificielle des zones d’hivernage et de reproduction (batraciens...), impossibilité pour une espèce de recoloniser un milieu ou d’en coloniser de nouveaux, etc. Il faut donc multiplier les « corridors » naturels permettant de relier tous ces territoires locaux et régionaux. De même, à une échelle internationale cette fois, les migrateurs doivent pourvoir trouver tout au long de leur dangereux périple bi-annuel des zones favorable à leur repos et à leur alimentation.
Il n’est pas difficile de créer ces corridors pour les populations animales et végétales locales et ces « haltes » pour les migrateurs. Le réseau routier peut être aménagé en conséquence à peu de frais (micro-tunnels pour batraciens, haies protectrices pour éviter la mortalité des nocturnes tués par les voitures, micro-ponts au-dessus des routes, etc.), ainsi que le paysage rural : bosquets, haies, bandes boisées, petits canaux, aménagement des berges, bassins d’expansion des eaux, maintien et recréation de zones inondables, création de roselières, etc.
Il suffit, pour ce faire, que ces mesures face partie du « cahier des charges » de tout projet d’aménagement. Encore une fois, il ne s’agit pas de défendre la nature contre l’homme. La fragmentation du territoire est l’un des versants de son artificialisation dont la population paye le prix. Par exemple, les zones inondables (et la végétation qui les habitent) qui sont détruites à l’occasion de ces aménagements implantés sans précautions sont essentielles à la biodiversité, mais elles jouent aussi un rôle essentiel dans l’épuration naturelle des eaux que nous utilisons et dans la limitation des inondations destructrices.
Enfin, cette « micro-écologie » (création des corridors, aménagements « doux »...) est porteuse de nombreux savoir-faire et de nombreux emplois. Elle s’inscrit elle dans une politique de « relocalisation » des activités humaines, à l’encontre des logiques de désertification sociale.
D’autres mesures de protection
La protection des espèces dépend avant tout de la protection des milieux — mais elle exige aussi d’autres mesures spécifiques.
La lutte contre le commerce des animaux sauvages doit être considérablement renforcée. Ce dernier met en effet très directement en danger bon nombre d’espèces dites « exotiques ».
Face aux pressions de l’ultra-chasse (particulièrement vivaces en France), les dates européennes de chasse doivent être respectées. La notion de « dérangement » des milieux doit être intégrée à l’évaluation de l’impact des activités cynégétiques. Aucun mode de chasse « aveugle » (qui peut toucher des espèces qui ne sont pas chassables) ne doit être toléré — pas plus que des méthodes cruelles qui, de plus, s’attaquent souvent à des espèces protégées (pièges à rapaces). Le corps des gardes-chasses ne doit en rien dépendre des fédérations de chasse dont il est censé contrôler les activités !
De même, les Diren doivent avoir les moyens d’une action indépendante pour servir réellement à la protection des milieux, ce qui n’est actuellement pas le cas. La gestion des forêts par l’ONF doit assurer leur richesse (à l’inverse de ce qui a été fait à Fontainebleau, par exemple). Le statut des parc nationaux et régionaux doit être renforcé face à la dégradation des situation (voir notamment en Camargue ou en Guyanne). De véritables observatoires de la biodiversité doivent être mis en place. Les fédérations de chasse ne doivent plus bénéficier d’un pouvoir particulier dans la gestion des espaces naturels comme c’est bizarrement le cas en France. En effet, une fédération de chasse ne connaît que le gibier ; elle n’a aucune compétence naturaliste générale concernant la flore, les insectes, les amphibiens, toute la variété des mammifères et des oiseaux, les interactions entre espèces et substrat physique dans un écosystème...
Des mesures plus strictes doivent être prises contre les mauvais traitement infligés aux animaux. Malgré les réglementations existantes, des méthodes très cruelles sont utilisées, sur le plan international, dans nombre d’industries, comme celle de la fourrure (ou des médias télévisuels !), ou encore à l’occasion du transport des animaux. Les moyens dont sont dotés les services chargés de faire respecter la loi en ce domaine sont très insuffisants. Les lois elles-mêmes doivent être renforcé.
Les recherches menées sur les animaux vivants ne doivent être autorisées que pour des domaines vitaux (santé) et quand il n’existe pas d’alternative. Elles ne doivent pas être autorisé dans des domaines non vitaux (cosmétiques...). Dans tous les cas, dans les laboratoires comme ailleurs, les animaux doivent vivre dans des conditions décentes.
Une politique publique
Nous ne voulions pas faire de catalogue... Nous nous arrêterons donc là. Mais on voit à quel point la protection de la nature n’est pas un domaine séparé, une « réserve législative » spécialisée. Elle concerne tous les grands domaines législatifs : politique agricole, transports, énergie, urbanisation, production... Elle opère au niveau local et régional, mais aussi européen et international. Il s’agit bien d’un élément d’une politique globale.
Il faut agir sur les consciences, contribuer à modifier les comportements individuels, engager une « révolution culturelle » dans la façon dont la nature et les animaux sont perçus. Mais une politique globale exige nécessairement une action responsable de l’Etat. Ce n’est pas le « libre marché » qui va « réguler » un développement respectueux des exigences environnementales (et sociales !). Nous avons besoin de politiques publiques.
Il ne suffira pas de supprimer les aides publiques aux activités préjudiciables aux milieux naturels et à l’environnement, ou d’agir « à la marge » sur le marché (éco-labels, etc.). L’Etat doit prendre des mesures réglementaires et, plus profondément, mener une action publique positive, pour mettre en œuvre un autre type de développement. L’aménagement du territoire (dans toutes les dimensions évoquées ici) est un service public.
Notre ambition est que les politiques publiques soient au service d’un autre modèle de développement. Grâce à la mobilisation citoyenne.
2007-03-29 19:37:50