
L'organisation française AFIPA (Association française et internationale pour la protection des animaux) a découvert que des manteaux en peau de chien étaient vendus par un fourreur bruxellois sous l'appellation "loup coréen". Cette révélation a fait réagir GAIA qui exige que le projet de loi du ministre fédéral de l'économie Verwilghen visant à interdire la commercialisation des fourrures et des produits dérivés de chien et de chat, ainsi que des fourrures et produits dérivés de phoque, soit très rapidement voté par le Parlement.
"Cela fait trois ans déjà que GAIA milite en faveur de cette interdiction réagit le président de GAIA, Michel Vandenbosch, scandalisé par cette révélation. Aujourd'hui, les faits démontrent la nécessité d'une telle interdiction. GAIA et l'AFIPA interpelleront l'ensemble des parlementaires fédéraux afin qu'ils votent le projet d'interdiction de commercialisation encore avant la fin de l'année. GAIA et l'AFIPA veulent présenter au ministre Verwilghen, à la ministre Vandenbossche (protection des consommateurs) et au ministre Demotte (bien-être animal) les résultats de l'enquête réalisée en Belgique, mais aussi dans d'autres pays (Luxembourg, Portugal, Pologne...). Par ailleurs, les deux organisations demandent un entretien avec le président de la commission parlementaire compétente de l'Économie).
En 2004, M. Moerman, ministre de l'économie de l'époque, avait décidé par arrêté ministériel de ne plus accorder de permis d'importation pour de tels produits . Mais afin d'avoir des garanties plus concluantes, GAIA avait demandé en outre une interdiction de commercialisation, dans le but de juguler l'importation (y compris intracommunautaire), l'exportation et la production de ces peaux. Avec succès puisqu'en avril, le ministre Verwilghen déposait devant le Parlement son projet de loi visant l'interdiction de la commercialisation . Une telle interdiction est nécessaire. D'autant plus qu'il semble à présent qu'un fourreur se lance dans la pratique sournoise et la méthode classique de vente, sous une fausse appellation, des manteaux de fourrure fabriqués avec des peaux de chiens, maltraités et tués de manière atroce. Il faut resserrer les mailles du filet.
Le projet de loi du ministre fédéral de l'économie, pour laquelle la ministre de la protection de la consommation Vandenbossche et le ministre du bien-être animal Demotte se sont également battus, est soutenu par le gouvernement. Entre-temps, tous les obstacles procéduraux tels que la notification à la Commission européenne et à l'Organisation mondiale du commerce, et l'audition des pays qui formulent des objections (Canada et Norvège), ont été levés. Par conséquent, il n'y a plus de raison de faire traîner davantage le vote du projet de loi par le Parlement.
Source : GAIA