
Bien que le Cirque de Moscou ne soit pas accompagné d'animaux sauvages, sur base de la législation en vigueur à Anvers où il a élevé son chapiteau, GAIA a néanmoins constaté plusieurs infractions à l'AR garantissant le bien-être des animaux utilisés dans les cirques pour le divertissement public . Cet AR du 2 septembre 2005 est en vigueur depuis le 1er décembre 2005. Dix mois plus tard, il apparaît que le Cirque de Moscou ne se conforme toujours pas à la loi.
Les dromadaires et les chameaux, trois buffles, six lamas, six poneys, douze chevaux et l'âne ne disposent pas en effet d'abri extérieur obligatoire. Les buffles ne bénéficient pas d'une prairie avec un fond d'herbe doux et marécageux, ni d'une pièce d'eau naturelle. Les lamas ne peuvent pas prendre un bain de sable, et les poneys n'avaient pas à boire lorsque GAIA est venu constater les faits pendant environ une heure et demie.
Il est très inquiétant de constater que le cirque, à la demande des services de la Ville de l'Escaut qui voulaient savoir quel espace devait être prévu, ait envoyé à Anvers ses propres normes qui, dans certains cas, ne sont clairement pas celles de la loi, et ne concernent d'ailleurs que les abris intérieurs. Ils ont utilisé ce procédé sans doute dans le but de donner l'impression que ses propres normes étaient légales et que des abris extérieurs n'étaient pas requis. Ainsi, pour les chameaux et les lamas, les dimensions pour les abris extérieurs telles qu'indiquées par le cirque étaient de plus de la moitié inférieure à celles prévues par les normes légales.
Des infractions avaient déjà été constatées plusieurs fois au Cirque de Moscou. Celui-ci avait même introduit une demande de suspension de la loi auprès du Conseil d'état qui avait rejeté la demande en juin . Ce cirque connaît donc très bien la loi ! Il compte néanmoins chaque fois sur l'ignorance des services communaux ou de la ville en la matière.
GAIA exige qu'Anvers intervienne de façon sévère pour mettre fin aux infractions de ce cirque qui se trouve sur place depuis une semaine déjà. Les services de la Ville ont fait savoir entre-temps à GAIA qu'ils iraient se rendre compte sur place de la situation dès le début de la semaine prochaine en étant accompagné d'un inspecteur du Service de Bien-être animal des autorités fédérales de la Santé publique. Le cirque a donc encore quelques jours pour se mettre en ordre avec la loi. Si ce n'est toujours pas le cas, GAIA attend de la Ville qu'elle prenne des mesures fermes.
Par ailleurs, GAIA fait remarquer que la Ville n'aurait jamais dû donner une autorisation. Au préalable, ses services auraient dû vérifier que le cirque respectait les normes légales en vigueur. De même, Anvers aurait également dû s'assurer qu'elle puisse lui pourvoir un emplacement correspondant à ce qui est requis par la loi.
Source : GAIA