
Depuis 20 ans, le Japon s’acharne à faire reprendre la chasse à la baleine. En juin prochain, la réunion de la CBI (Commission Baleinière Internationale) pourrait bien voir triompher ses funestes projets pour le cétacé.
Années après années, le Japon a en effet opéré un travail de sape sur les petits états membres de la commission, en s’assurant leur vote favorable à une reprise de la chasse en échange d’aides financières. Sans que personne ne s’en inquiète, les délégations japonaises à la CBI ont ainsi progressivement, rallié des dizaines de voix à leur sinistre cause, obtenant désormais une majorité stable au sein de la commission.
Une brèche béante est aujourd’hui ouverte pour que, lors de la prochaine réunion de la commission aux Antilles, les débats sur le bien-être animal et la mission de sauvegarde de l’espèce tournent court. Même si le Japon ne pourra pas se débarrasser en juin de l’interdiction de la chasse à la baleine instaurée en 1986, les rapports de forces seront totalement bouleversés lors de cette nouvelle réunion.
Le plus triste dans cette obstination déraisonnable, c’est finalement le peu d’intérêt que porte les japonais à la consommation de chair de baleine. Seuls 1 % d’entre eux disent consommer régulièrement le cétacé. De plus, la vente de viande de baleine ne représente aucun intérêt d’un point de vue économique. Elle ne perdure en effet que grâce aux subventions du gouvernement. Pourquoi alors continuer à se battre pour perpétuer une chasse qui menace la faune sauvage lorsque l’on sait qu’une politique de conservation couplée au développement d’une activité touristique d’observation des baleines, satisfait pleinement des pays comme l’Islande qui, pendant de longues années pourtant, défendaient comme personne cette chasse d’un autre âge.
Source : Fondation 30 Millions d'Amis