
Après 39 jours de grève de la faim, Jean Lassalle, député UDF de la IVème circonscription des Pyrénées-Atlantiques, a malheureusement obtenu gain de cause : Le groupe japonais Toyal suspend son projet de développement à Lacq et agrandira le site initial d'Accous. Cette décision forcée par le chantage anti-démocratique d'un seul homme inquiète l'ASPAS qui redoute une pollution irréversible de la vallée d'Aspe.
Le groupe Toyal souhaitait développer un nouveau pôle de traitement chimique de pâtes d'aluminium à Lacq plutôt que dans la commune de M. Lassalle pour soi-disant "préserver l'environnement autour d'Accous" et bénéficier de tous les services de secours indispensables sur un site à risque comme cette future usine chimique.
En refusant l'agrandissement de Toyal à Lacq, ville situé près de Pau, M. Lassalle met ainsi en danger la survie écologique de sa propre vallée. Car si Toyal décide d'installer son usine dans la vallée d'Aspe, de grands frais de dépollution devront être engagés pour limiter les effets néfastes des rejets chimiques sur la faune et la flore et ce aux frais des contribuables ! Il aurait en effet été plus simple et moins onéreux de traiter le site de Lacq proposé par Toyal, site d'accès aisé où toutes les infrastructures nécessaires sont présentes contrairement à la vallée d'Aspe.
L'ASPAS rappelle que la vallée d'Aspe est considérée comme le domaine de l'ours pyrénéen et que la réussite de l'opération de réintroduction des ours lancée par le gouvernement français dépend avant tout de la qualité des sites naturels pyrénéens. Il est donc essentiel que ce site soit protégé afin de rester adapté à la survie de cette espèce largement menacée par les précédentes positions du député Lassalle. Il a en effet grandement contribué à la disparition des plantigrades pyrénéens en dilapidant les millions d'euros qu'il a obtenu pour leur sauvegarde. Seul 14 % des subventions versées a effectivement participé à la protection des ours. Qu'a-t-il fait des 86 % restants ?
Cet homme sans parole a également pris la défense des chasseurs responsables de la mort de Cannelle, et a osé qualifier "d'hommes d'honneur" les individus du commando qui ont mis feu en 1992 au gîte des opposants à la construction du tunnel de Somport, ouvrage qui a transformé cette magnifique vallée en un couloir à camions pollué, bruyant et dangereux. Aujourd'hui, il soutient également les minorités anti-ours et leurs manifestations violentes.
L'ASPAS attend du groupe Toyal suffisamment de détermination pour ne pas se laisser perturber par les élucubrations pathétiques de Jean Lassalle et refuser d'installer son pôle chimique dans la vallée d'Aspe ou dans tout autre site écologiquement sensible.
Source : ASPAS