
En 1963 le bouquetin avait tellement été chassé qu'il n'en restait plus qu'une cinquantaine d'individus en France. Pour empêcher sa disparition il a été classé "espèce intégralement protégée" et sa chasse est depuis lors interdite.
Grâce à cette protection l'espèce a pu se restaurer et sa population est aujourd?hui estimée à plus de deux mille individus sur la Savoie. Les études menées sur cet animal démontrent qu'actuellement l'espèce s'autorégule naturellement. Les chasseurs de Savoie et de Haute Savoie, frustrés de voir ces animaux s'ébattre sous leurs yeux sans pouvoir les tirer, viennent d'entreprendre des démarches après de la Ministre de l'environnement pour en obtenir le déclassement. On est légitimement en droit de penser que l'autorégulation constatée dans les effectifs de bouquetins présente un gros inconvénient pour les chasseurs en démontrant l?inexactitude de leur habituelle argumentation "chasseurs - gestionnaires des espèces évitant la surpopulation... ».
Lorsque l'on sait que le bouquetin est un animal indifférent à l'homme et qu?il se laisse approcher à quelques dizaines de mètres on imagine le carnage que pourraient faire les porteurs de fusils.
Pour contrer la demande des chasseurs il serait souhaitable que chacun adresse un courrier d'indignation à Mme la Ministre de l'Environnement ainsi qu'aux deux présidents des fédérations de chasse concernées. Enfin il serait aussi bon de manifester son mécontentement auprès de M. Philippe TRAUB, directeur du parc national de la Vanoise , qui relaie dans son bulletin d'information la demande des chasseurs, oubliant que la vocation prioritaire de ce parc à sa création a été la protection du bouquetin dont il en a fait son emblème.
Source : RAC