
Dans un communiqué, la Fondation Brigitte Bardot interpelle, aujourd'hui même, le ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, M. Gilles de Robien.
Aujourd’hui, nous apprenons l’hospitalisation en Angleterre, dans un état critique, de six hommes qui testaient un anti-inflammatoire contre la polyarthrite rhumatoïde et la leucémie… médicament qui avait été testé avec succès sur des animaux et dont « rien ne laissait penser à de telles conséquences sur le métabolisme humain » d’après le porte-parole de la MHRA*.
Déjà, et alors qu’il était ministre de la Santé, le Dr Bernard Kouchner avait déclaré, dans le quotidien Le Monde, que les effets secondaires des médicaments entraînaient, en France, près de 20 000 morts et 1 300 000 hospitalisations par an… tous ces médicaments ayant, bien évidemment, fait l’objet de nombreux tests sur les animaux !
Monsieur le ministre, il est impératif de mettre un terme à cette expérimentation animale qui représente un risque réel pour la santé humaine. Il est inadmissible, invraisemblable que la France soit le pays de l’Union européenne qui sacrifie le plus d’animaux chaque année : 2 212 294 en France et 10 731 020 dans l’UE**.
C’est scandaleux car, d’une part, cela encourage fortement le trafic international d’espèces protégées et, d’autre part, représente une grave menace pour la santé publique comme nous avons pu le constater, il y a quelques mois, lorsque l’école nationale vétérinaire de Nantes a importé, de Chine, un macaque porteur du virus de l’herpès B qui, s’il est sans conséquences chez le macaque, est mortel pour l’homme (provoquant une encéphalomyélite irréversible).
L’expérimentation animale est dangereuse pour l’homme car d’une fiabilité aléatoire (chaque espèce, même très proche, réagissant différemment face à la maladie ou sur un même test).
Il est urgent de développer les méthodes substitutives au « modèle » animal, garantes d’une plus grande sécurité, il est indispensable de mettre un terme à cette science aveugle, sans conscience, qui provoque la mort (et dans quelles conditions !) de millions d’animaux chaque année.
Il est moralement inacceptable de provoquer la mort dans des souffrances indicibles lorsqu’on est censé la combattre. Il est urgent de se donner les moyens de remplacer définitivement l’expérimentation animale par des méthodes fiables et éthiquement recevables.
Il y a quelques années, le regretté professeur Théodore Monod écrivait à la Fondation Brigitte Bardot : « je préfère une ignorance malgré mon inlassable curiosité à l’acquisition d’un savoir que je saurai n’avoir été obtenu que grâce à la souffrance d’un être vivant. »… Nous souhaiterions que cette sagesse soit, enfin, entendue en « haut lieu »...
Source : Fondation Brigitte Bardot