
Santarem, Bresil — Greenpeace porte l'attention sur les activités d'un homme accusé par l'Agence Brésilienne de l'Environnement (IBAMA) d'être responsable d'un "crime forestier" majeur au cœur de l'Amazonie.
Le Président de l'Association des Producteurs Agricoles- José Donizetti Pires de Oliveira- est considéré par l'IBAMA comme directement responsable de la déforestation illégale d'une des plus grandes parcelles de forêt tropicale déforestée au cœur de Glebe Pacoval, dans l'Etat de Para.
Les activistes de Greenpeace ont occupé la zone déforestée dans cette région reculée de la forêt et ont déployé une banderole portant le message “100% crime forestier”. Ils furent rejoints par les communautés indigènes qui ont symboliquement planté des arbres natifs de cette zone. Les producteurs ont réagi avec violence en menaçant les activistes de Greenpeace.
Pourtant, d'après l'IBAMA, il s'agit de la plus grande surface déforestée de cette région de l'Amazonie depuis les sept dernières années. "Malgré son isolement, Gleba Pacoval devient zone frontière de l'expansion des plantations de soja, déclare Paulo Adario, chargé de campagne Amazonie à Greenpeace Brésil. Cette dévastation montre bien la nécessité de mesures efficaces pour protéger l'Amazonie"
"De nouveaux moyens doivent être pris sur la scène internationale pour lutter contre la déforestation rampante et illégale en Amazonie brésilienne, conclut Ludovic Frère, chargé de campagne Forêts à Greenpeace France. Dans quelques jours, à Curitiba, au Brésil, 132 Etats se réuniront lors de la Convention pour la Biodiversité pour mieux définir les contours d'un réseau d'aires protégées qui permettrait une protection effective des populations et de la biodiversité de l'Amazonie et des autres grandes forêts primaires de la planète"
source : Greenpeace