
Mercredi, le gouvernement sud-africain a commencé à consulter des scientifiques sur son projet de lever l’interdiction de l’abattage des éléphants.
Cette mesure provoque d’ores et déjà un grand débat. D’après les sources locales, le Parc national de Kruger accueillerait 12.500 éléphants sur les 14 à 15.000 que compte le pays, et leur population progresserait de 7% par an. L’abattage a été autorisé dans ce parc de 1967 à 1995 et pourrait bien reprendre après 10 années d’accalmie.
"Le ministre a déclaré que sa décision définitive serait basée sur les considérations scientifiques, éthiques et sociales disponibles, sur la culture indigène, ainsi que l’impact sur l’environnement et le tourisme", a précisé son porte-parole, JP Louw.
Les associations de protection de la nature proposent d’autres solutions : la contraception, le transfert dans d’autres réserves ou la capture pourraient être une alternative plus satisfaisante que la chasse.
"Notre inquiétude à propos de cette réunion est de savoir s’il s’agit d’une discussion sur les façons d’abattre ou s’ils s’interrogent sur la nécessité de l’abattage", a déclaré à l’AFP Michele Pickover, porte-parole de Xwe African Wildlife.
"Cette réunion rassemble les partisans de l’abattage. Il y avait de nombreux chercheurs internationaux prêts à participer à cette rencontre", a ajouté David Bilchitz, porte-parole de l’association Elephants Alive.
"Nous appelons le ministère à organiser une autre réunion avec un éventail complet de scientifiques", a-t-il déclaré.
Source : AVES France