L'association AVES FRANCE a décidé de se pencher sur le sort des ours captifs en France. Nous pensons et soutenons que ces animaux n'ont pas leur place dans les zoos, les cirques ou toute autre structure qui les exploite dans le but de divertir le public.Nous vous encourageons d'ailleurs à visiter les sites internet des associations One Voice, Fondation Brigitte Bardot, ou Protect Bear (sur le site de Faune Explo), chacune d'entre elles ayant un ou plusieurs dossiers en cours sur les ours captifs.
A tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à la faune sauvage et aux ours en particulier, il est bon de rappeler encore et encore les conditions de captivité des plantigrades dans notre pays.
Nous écarterons d'emblée les quelques rares parcs zoologiques qui se consacrent à la sauvegarde de l'espèce par la mise en place de programmes de reproduction qui doivent aboutir, à terme, à la réintroduction d'animaux dans leur milieu naturel pour évoquer l'immense majorité des zoos, ménageries, jardins botaniques ou parcs de style "safari" qui se contentent de présenter des animaux en cage ou en enclos au public.
Les conditions de détention des ours en France vont du pire (les fosses en béton) au plus supportable (les enclos un peu plus vastes et pourvus de végétation) mais produisent les mêmes effets. Quelle que soit la taille de la prison, l'ours est un condamné à perpétuité.
Evidemment, la plupart de ces structures vous
rétorqueront que ces bêtes sont plus heureuses que dans la
nature, puiqu'elles sont assurées de manger tous les jours et
sont à l'abri des chasseurs, ou encore parce que la plupart
n'ayant connu que la captivité depuis leur naissance, elles ne
peuvent "regretter" une vie libre qu'elles n'ont jamais
connue... et puis il faut bien divertir le public et éduquer les
enfants qui, sans les zoos, ne sauraient pas à quoi ressemble un
ours. En fait, les ours des zoos ressemblent fort aux peluches
des enfants. De grosses bêtes au regard éteint, passant leur
temps à dormir. En attendant l'heure des repas, les ours
trompent leur ennui en déambulant parfois le long des barreaux,
indifférents aux curieux massés devant les cages.
Quel plaisir peut-on trouver à contempler un animal enfermé dans un minuscule espace ? Quel enseignement peut-on en tirer ? Personne ne saurait se représenter quelle peut être la vie d'un ours condamné à végéter de longues années dans sa cage...
Les personnes ou associations soucieuses du sort
de ces ours se heurtent à un double problème. Malgré les
demandes répétées, il arrive que des zoos refusent de procéder à
des aménagements en raison d'un coût élevé que, bien souvent,
les propriétaires ou établissements publics gestionnaires, ne
veulent pas prendre en charge. D'autre part, lorsqu'un zoo
accepte de se séparer d'un ou plusieurs pensionnaires, il faut
alors trouver une structure d'accueil digne de ce nom, car ces
ours ne peuvent plus être réacclimatés à la vie sauvage. Mais
voilà, il n'existe à l'heure actuelle aucun sanctuaire en France
susceptible de recueillir les ours issus de la captivité. La
plupart des grands parcs et des refuges de la vie sauvage
affichent complet, or, sans structure d'accueil, il est
illusoire de demander la libération des ours captifs.
La seule chose que nous pouvons faire, c'est exiger des zoos de ne plus acquérir d'ours et de ne pas remplacer un animal mort.
Les cirques sont encore pires que les zoos.
La plupart d'entre eux sont itinérants et transportent les
animaux dans des cages installées dans les camions. Les ours
n'ont jamais l'occasion de sortir excepté sur la piste où on les
oblige à exécuter des exercices contre-nature. Et ne vous y
trompez pas, malgré les beaux discours des dresseurs qui se
vantent d'avoir des relations de confiance et même de
l'affection pour leurs bêtes, sachez que les numéros sont
TOUJOURS obtenus par la force et la violence. Notre arme la
plus efficace est le boycott. Il faut que les gens cessent
de se rendre dans les cirques qui utilisent des animaux. Il faut
également faire pression sur nos députés pour interdire la
détention et l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques.
Protestez également auprès des chaînes de télévision qui
retransmettent ces spectacles.
Une autre catégorie qui nous préoccupe sont les montreurs d'ours. Depuis quelques temps, ceux-ci ont le vent en poupe et bon nombre de municipalités demandent et accueillent des montreurs d'ours sous prétexte d'une manifestation ou d'un événement culturel, le plus souvent en relation avec un thème du Moyen-Age. Les montreurs d'ours ne sont pas nombreux en France et c'est heureux mais ce type de spectacle ne vaut guère mieux que ce que peut proposer un cirque. Une municipalité nous a récemment répondu que le montreur d'ours était invité afin d'inculquer le respect de la faune sauvage au public ( !!!) et que par ailleurs, il était bien traité par son propriétaire puisqu'il lui témoignait de l'affection. Ce triste exemple nous permet de constater que la majorité des gens est insuffisamment informée sur les conditions de détention des ours.
Un montreur d'ours promène son animal sur les routes de France dans un camion aménagé en cage, et entre deux "contrats" l'ours vit en cage chez son propriétaire. Le spectacle en lui-même consiste d'ailleurs à promener l'ours attaché et/ou muselé devant les gens. Edifiant... L'animal n'est qu'un gagne-pain et rien d'autre.
Là encore, nous pouvons parvenir à un résultat si nous sommes nombreux à protester auprès des mairies qui veulent faire venir des montreurs d'ours.
Et si le spectacle est tout de même maintenu, boycottez-le. Parlez-en autour de vous et n'oubliez pas qu'un petit grain de sable peut enrayer une machine...
Sylvie CARDONA
Secrétaire Générale et Trésorière d'AVES FRANCE
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