
(Yarmouth Port, MA, Etats-Unis – 9 juin 2005) – Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW – www.ifaw.org) et d’autres associations écologistes ont appelé aujourd’hui à mettre un terme à la chasse à la baleine et ont exprimé leurs préoccupations à la veille de l’ouverture de la conférence annuelle de la Commission Baleinière Internationale (CBI) concernant de nouvelles propositions du gouvernement japonais qui souhaite étendre ses activités en matière de chasse à la baleine.
En dépit de l'interdiction internationale de la chasse à la baleine, le Japon a continué à chasser des centaines de baleines chaque année, sous couvert d'études scientifiques. Un nouveau sondage effectué aux Etats-Unis a été publié aujourd'hui. Ses résultats montrent qu'une vaste majorité d'Américains, de toutes origines politiques, sont préoccupés par la chasse baleinière japonaise et veulent que le gouvernement américain prenne des mesures afin d'y mettre un terme.
Selon des sources gouvernementales et des rapports courants émanant des médias, le Japon annoncera prochainement ses projets de doublement de la chasse « scientifique » dans les eaux protégées de la zone antarctique, ainsi que son plan d'ajout de deux nouvelles espèces protégées, les rorquals et les baleines à bosse, à son tableau de chasse. La proposition japonaise a déclenché les critiques des Etats-Unis, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la France, et du Royaume-Uni, ainsi que d'autres pays concernés au cours des dernières semaines. Une déclaration conjointe publiée aujourd'hui par IFAW et cinq autres grands groupes écologistes (Greenpeace International, Humane Society International, International Wildlife Coalition, Whale and Dolphin Conservation Society et le Fonds Mondial pour la Nature - WWF-) somment également le Japon de mettre un terme à son programme de chasse scientifique des baleines.
Selon un nouveau sondage national réalisé par Market Strategies, Inc., une vaste majorité des Américains s'oppose à la chasse à la baleine et juge inacceptables les pratiques japonaises.
Les résultats de l'enquête nationale effectuée auprès de 1000 électeurs sont les suivants :
- 78%
des
Américains
s'opposent
à la
chasse
commerciale
à la
baleine
- 71%
sont
préoccupés
par le
fait que
le Japon
tue les
baleines
pour la
recherche
scientifique
- 79%
sont
préoccupés
par les
projets
japonais
d'augmentation
de la
chasse à
la
baleine
(notamment
les
baleines
à bosse
et
rorquals)
dans le
Sanctuaire
de
l'océan
austral,
autour
de
l'Antarctique.
- 76%
approuvent
que les
Etats-Unis
appliquent
une
pression
diplomatique
sur le
Japon
- 75%
approuvent
le fait
que les
autorités
américaines
s'élèvent
publiquement
contre
la
chasse à
la
baleine
pratiquée
par le
Japon
- 66%
approuvent
l'application
de
sanctions
commerciales
à
l'encontre
du Japon
- Les
préoccupations
concernant
la
chasse
baleinière
par le
Japon se
retrouvent
dans
l'ensemble
de
l'éventail
politique
américain.
Le Japon, la Norvège et l'Islande continuent de chasser les baleines. Plus de 25 000 baleines ont été tuées depuis que l'interdiction a été instaurée en 1986. Le Japon et l'Islande prétendent que leur chasse a des buts scientifiques, bien que la viande des baleines abattues soit transformée et vendue sur leurs marchés nationaux.
« La chasse scientifique à la baleine relève plus d'une chasse que du domaine scientifique. N'importe qui peut trouver mille et une choses à faire d'une baleine morte » a déclaré Fred O'Regan, Directeur général d'IFAW. « Comme le reconnaît une vaste majorité d'Américains, il est inutile de chasser la baleine au XXIème siècle. Aujourd'hui, la meilleure science du monde est obtenue en étudiant, photographiant et écoutant les baleines vivantes dans l'océan.
M.O'Regan a souligné la croissance exponentielle du secteur de l'observation des baleines, qui offre des avantages économiques durables aux communautés côtières du monde entier. « L'observation responsable des baleines est l'avenir, ce qui n'est pas le cas de la chasse irresponsable » a ajouté Fred O'Regan. « Il est préférable, pour les animaux et les hommes, que l'on observe les baleines plutôt que de les tuer. » Les évaluations globales réalisées par IFAW démontrent que l'observation des baleines a lieu pour l'instant dans 90 pays et territoires, et qu'elle rapporte chaque année plus d'un milliard de dollars de revenus touristiques aux économies côtières du monde entier.