
Plusieurs équipes de l’ONF armées d’un fusil hypodermique armé de flèches anesthésiantes ont battu en vain la campagne près de St-Geoire-en-Valdaine.
Le
préfet de l'Isère a autorisé samedi 21 mai l'abattage d'un loup, par balle, dans
le département de l'Isère, à la suite à d'une décision ministérielle, a indiqué
la préfecture dans un communiqué.
Plusieurs associations écologistes avaient dénoncé vendredi la décision du
gouvernement de capturer ou à défaut de tuer le loup de l'Isère qui a attaqué
des bovins dans le département.
"La décision prise hier par le gouvernement d'autoriser l'usage de tirs
anesthésiants afin de capturer le loup pour le placer dans un parc animalier
revient à exclure celui-ci de la nature", déclaraient le WWF-France et une autre
association écologiste, Ferus, dans un communiqué commun. "Cela ne fait aucune
différence en termes d'objectifs de conservation avec son abattage pur et
simple, tel que le gouvernement l'envisage également en cas d'échec de la
capture", ajoutent-elles.
De son côté, l'ASPAS (association pour la protection des animaux sauvages)
annonce son intention d'attaquer la décision du gouvernement en justice si le
loup est tué.
Cinq génisses tuées
Cinq génisses appartenant à différentes exploitations ont été tuées dans des
attaques distinctes depuis début mai sur les communes de Bilieu et de
Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère), voisines du massif de la Chartreuse. Il s'agit
de zones de plaine situées "à plus de 50 km d'une zone de présence permanente de
loups", observent le WWF et Ferus.
"La responsabilité du loup est attestée" dans le cas de Saint-Geoire-en-Valdaine
où une attaque a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 mai, précise leur communiqué.
Elle n'est pas confirmée pour le moment sur la commune de Bilieu, où des
attaques ont eu lieu dans les nuits du 3 au 4 mai et du 18 au 19 mai.
Le Plan loup du gouvernement adopté l'automne dernier prévoit des mesures de
protection et d'indemnisation pour les éleveurs sur les zones de présence
permanente de cette espèce protégée, relèvent encore la section française du WWF
(Fonds mondial pour la nature) et Ferus. Selon elles, il faut étendre ces
mesures "progressivement aux nouveaux territoires" que le loup "a vocation à
coloniser" et les adapter pour les agriculteurs qui n'ont que quelques bovins et
non un large cheptel comme les éleveurs d'ovins.