
Le projet REACH, pour "Regulation Evaluation and Authorization of Chemicals", est un projet initié par la Commission Européenne depuis quelques années, avec comme objectif d'évaluer la toxicité de dizaines de milliers de substances chimiques qui sont couramment utilisées et, donc, auxquelles nous sommes potentiellement exposés.
Le projet REACH bien qu'il puisse paraître profitable à l'Homme est un projet scandaleux pour la cause animale qui ne peut qu'être dénoncé. En effet, il implique le sacrifice de centaines de millions d'animaux afin de mener à bien des tests sur plus de 100 000 produits. Les tests réalisés sur les animaux dureraient plusieurs décennies.
Les défenseurs des animaux ne sont pas les seuls à être opposés à ce projet, à ce gigantesque empoisonnement légalisé, les associations soucieuses de la santé humaine le sont aussi ! Elles dénoncent les carences du projet et le fait que la méthode envisagée pour tester les produits toxiques n'est pas fiable et n'apportera que peu voire pas du tout d'informations.
Le recours à l'expérimentale animale, outre son caractère inadmissible et ses monstruosités, n'apporte aucune information fiable. Chaque espèce animale, qu'elle soit proche ou non, réagit différemment aux produits toxiques. Il est donc purement inutile de sacrifier la vie de centaines de millions d'animaux pour une information peu claire, n'apportant que peu d'éléments supplémentaires et difficilement extrapolable à l'homme.
Plusieurs exemples valident ces derniers arguments :
« Suite à une comparaison des résultats de tests visant à évaluer la Cancérogénicité de substances chimiques (par absorption chez des rongeurs) il a été établi que près de la moitié des résultats différaient de part et d?autre ».
« Une étude de la firme pharmaceutique Pfizer a montré que, pour des produits chimiques causant des cancers chez l'homme, les tests sur animaux ne prédisaient le résultat correct que dans 38% des cas ».
« Les rongeurs ne peuvent vomir les toxiques - chez les humains, c'est une méthode habituelle pour éliminer des agents nocifs ».
« Le lien certain de causalité entre le benzène et la leucémie humaine est connu depuis 1928, mais 14 expériences sur animaux réalisées ultérieurement ne parvinrent pas à le démontrer.
L'arsenic n'est pas un carcinogène en expérimentation animale, mais il a provoqué des cancers du poumon chez les ouvriers de fonderies qui le respiraient ».
Les raisons de la non validité de cette extrapolation et du recours aux animaux pour déterminer la toxicité de ces produits chimiques est expliqué par le site Antidote-europe.org dans le paragraphe suivant :
« Une espèce est définie par son isolement reproductif, ce qui signifie que les membres d'espèces différentes ne peuvent pas se croiser. Cela est la conséquence du fait qu'une espèce donnée a un patrimoine génétique unique, qu'il s'agisse du nombre, de l'organisation et de la structure des chromosomes, ou de la régulation et du contrôle de l'expression génique. La biologie moderne a mis en évidence que le patrimoine génétique d'un individu détermine les activités biologiques précises de ses cellules, tissus et organes. Ainsi, les individus d'espèces différentes ont des patrimoines génétiques différents et présentent donc des activités biologiques différentes, pouvant, selon, paraître similaires, différentes ou opposées à celles d'une autre espèce. Du fait de ce comportement biologique aléatoire, l'affirmation que les membres d'une espèce donnée peuvent se substituer comme modèles biologiques fiables pour une autre espèce est fausse ».
Ce projet est lié une fois de plus à la volonté de l'homme de considérer une fois de plus son bien être et uniquement celui ci, au détriment de la nature. Nous pouvons que vous recommander de condamner ce projet qui ne permettra que des millions de cadavres d'animaux, morts inutilement pour la "science".