
Sans défense et vulnérables, la plupart des bébés phoques restent tout simplement étendus sur la glace. Il y en a bien quelques uns qui essaient de se sauver en panique, mais même les plus rapides n’ont aucune chance devant des hommes armés de gourdins ou de carabines très puissantes. Il y a quelques bébés phoques qui lèvent la tête dans un geste de défense, mais leur hurlement pathétique n’est à peine plus fort que le gémissement plaintif d’un chaton. La chasse au phoque n’a rien d’un défi.
La chasse au phoque canadienne est la plus importante chasse d?un mammifère marin dans le monde et la seule chasse commerciale à grande échelle en Amérique du Nord. Environ le tiers des bébés phoques du Groenland qui naîtront cette année seront tués par des chasseurs avant qu?ils n?atteignent l?âge de trois mois.
Beaucoup plus de phoques mourront, mais ne feront pas partie des statistiques
Les statistiques officielles fournies par le Canada et le Groenland ne tiennent pas compte des nombreux bébés phoques qui sont assommés à l?aide d?un gourdin, mais qui disparaissent sous la glace ou dans l?eau, qui sont pris dans les gréements de pêche, etc. En réalité, le nombre total de phoques tués est beaucoup plus élevé que ne l?indiquent les statistiques sur les prises débarquées.
Des scientifiques du gouvernement prévoient que la population de phoques du Groenland sera réduite de 30 % d?ici à 2011.
Cependant, tout changement dans un nombre de variables pourrait entraîner une diminution encore plus draconienne de la population des phoques du Groenland. Ces variables comprennent notamment :
* la chasse estivale du Groenland, dont les prises actuelles s?élèvent à 75 000 phoques du Groenland débarqués par année, mais pendant laquelle on en tue plus de 150 000;
les prises accessoires de phoques du Groenland dans les pêcheries commerciales;
* l?absence d?une glace solide sur laquelle les phoques peuvent mettre bas. En 2002, des scientifiques du gouvernement ont estimé que les piètres conditions de la glace auraient entraîné une mortalité naturelle des bébés phoques cinq fois plus élevée.
Source : IFAW