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Il ne reste plus que de 7 000 tigres dans le monde





grippe aviaire Le tigre, l'un des animaux les plus féroces, est en voie de disparition. Seulement 7 000 tigres existent dans le monde. C'est la révélation faite par le Pnue dans un communiqué publié sur son site Internet. Et des mesures sont prises pour protéger le site le plus important du monde, qui regorge du nombre le plus élevé de tigres.

La liste des animaux en voie de disparition s'allonge de plus en plus. Après les éléphants, voilà que les tigres sont menacés de disparition. Selon l'Organisation des Nations-Unies, "il ne reste aujourd'hui plus que 7 000 tigres environ dans la nature alors qu'ils étaient plus de 100 000 il y a un siècle". C'est ce qu'on lit dans un de ses communiqués publiés sur Internet. Pour l'Onu, "le majestueux tigre n'a plus que quelques endroits où se cacher". Car, il ne peut plus rôder librement dans "les vastes forêts mangroves, qui aujourd'hui ont pratiquement été détruites par les hommes alors que les animaux tels que les tigres ont besoin de vastes territoires pour survivre".

Les braconniers ont joué un rôle important dans cette extermination du tigre. Si l'on en croit à l'Onu, "les braconniers obtiennent un prix plus élevé pour les peaux de tigre et d'autres parties de l'animal utilisées en médecine traditionnelle". Deux projets appuyés par les Nations-Unies aident les pays à protéger et à gérer leurs forêts naturelles qui abritent des espèces en voie de disparition. De plus, ces projets de conservation offrent aux communautés locales qui dépendent de la forêt des formes alternatives de subsistance. "Située entre l'Inde et le Bangladesh, la région des Sundarbans est un des derniers grands écosystèmes côtiers de terres humides, avec quelque 10 000 kilomètres carrés de forêts mangroves. Compte tenu de leur faune et de leur flore uniques, certaines parties des Sundarbans situées dans les deux pays ont été déclarées Sites du patrimoine mondial", annonce le communiqué .
Pour renforcer la protection ces sites où habite le tigre, le Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud) travaille avec l'Inde et le Bangladesh sur "un partenariat visant à protéger la diversité biologique des marécages mangroves des Sundarbans où les tigres continuent de roder". Ce projet permettra, selon le Pnue, "aux gens extrêmement pauvres qui vivent à proximité de ces sites de développer d'autres sources de revenus tels que le tourisme".

Les régions protégées sont de plus en plus isolées des autres habitats naturels, constate le communiqué. Ce qui rend "difficile la protection de leur diversité biologique", remarque-t-il. C'est la raison pour laquelle, "une solution consiste à lier les zones protégées aux autres forêts et sanctuaires en recréant des couloirs. Cela implique d'aider les gens qui vivent dans ces couloirs à être moins dépendants des ressources de la forêt pour vivre".

Selon le communiqué disponible sur Internet, "grâce aux fonds provenant de la Fondation des Nations-Unies et du Fonds pour l'environnement mondial (Fem), le Pnud met en oeuvre un projet pour protéger et réhabiliter l'unique couloir de forêt reliant le Parc national royal de Chitwan, site du patrimoine mondial situé au Népal, avec la chaîne de forêts des hauts plateaux himalayens, où vivent les tigres et d'autres espèces en voie de disparition. Les familles locales seront formées à des styles de vie alternatifs et les villageois recevront des primes pour promouvoir la conservation de la faune et la protection de l'habitat".

Les tigres, d'autres animaux et des plantes rares sont protégés grâce à "la Convention sur le commerce international des espèces menacées de la faune et de la flore sauvages (Cites)". C'est le Programme des Nations-Unies pour l'environnement qui administre le traité qui interdit le commerce international de tigres et des parties de leur corps. Les pays font appel au Cites pour renforcer leur effort national visant à interdire de tuer ou de vendre tous les animaux et les plantes en voie de disparition et à les aider à capturer les braconniers et les contrebandiers, rappelle le communiqué.

Wal Fadjri (Dakar)

30 Avril 2004
Moustapha Barry

Source : http://fr.allafrica.com/stories/200404300160.php
2004-04-30 17:39:00


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