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La sauvegarde des forêts du bassin du Congo requiert des mesures ambitieuses...





grippe aviaire Paris – À la veille du second Sommet des Chefs d'État d'Afrique Centrale, le WWF rappelle que les deux tiers des forêts du bassin du Congo risquent de disparaître d'ici cinquante ans si l'abattage illégal d'arbres, l’exploitation non durable des forêts et les défrichages pour l’agriculture continuent au rythme actuel. De plus, la chasse illicite de viande de brousse hypothèque la survie de nombreuses espèces animales.

Plus riches écosystèmes terrestres d'Afrique, les forêts du bassin du Congo abritent plus de la moitié de la faune sauvage du continent, dont la plupart des derniers éléphants de forêt africains et l'unique population mondiale de gorilles des plaines. Elles fournissent également des ressources alimentaires, des matériaux et un refuge à quelque 20 millions de personnes.

Les engagements substantiels pris lors du premier Sommet, en mars 1999 à Yaoundé, au Cameroun, ont certes permis de créer des millions d'hectares de nouvelles aires forestières protégées et de générer une importante coopération transfrontalière pour sauvegarder les espèces menacées.

Mais le WWF estime que les sept pays impliqués ? Cameroun, Gabon, République Centrafricaine, République du Congo (Brazzaville), Guinée Équatoriale, Tchad et République Démocratique du Congo ? ont encore du pain sur la planche. Pour sauver les forêts du bassin du Congo, la deuxième plus vaste étendue de forêt tropicale du globe après l'Amazonie, le WWF estime qu?il est impératif de prendre de nouvelles mesures courageuses, notamment la mise en place de contrôles frontaliers efficaces, l'adoption d'une bonne gestion des aires protégées, l'amélioration des principes de gouvernance, l?implication plus active de la société civile et des communautés locales, ainsi que la promotion d'une exploitation forestière responsable.

De leur côté, certaines sociétés forestières ont adopté une démarche progressiste : trois d?entre elles se sont déjà engagées à améliorer leurs standards de gestion et à obtenir une certification crédible, telle que le FSC (Conseil de bonne gestion forestière), certification qui garantit l?équilibre entre les fonctions économiques, écologiques et sociales.

À Brazzaville, le WWF attend des chefs d'État d'Afrique Centrale qu'ils signent le premier traité régional sur la conservation des forêts jamais négocié en Afrique, dont les programmes seront coordonnés et supervisés par la COMIFAC (Commission des Forêts d?Afrique Centrale). Le WWF exhorte par ailleurs la communauté internationale à contribuer de manière significative aux efforts des pays d'Afrique Centrale dans le cadre du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, actuellement présidé par la France et la COMIFAC.

"Alors que nous nous réjouissons des progrès réalisés, nous devons aussi reconnaître qu'il reste de nombreux défis à relever," affirme le Dr Claude Martin, directeur général du WWF International. "La sauvegarde des forêts du bassin du Congo passera obligatoirement par des décisions politiques claires, appuyées par un financement approprié."

La Déclaration de Yaoundé, un plan d'action en 12 points, avait ponctué le premier sommet ? organisé avec le soutien du WWF. Lors de ce second sommet, les chefs d'État vont faire le bilan de ce qui a été accompli en matière de protection de la nature et proposer de nouveaux engagements. Deux autres pays d'Afrique Centrale ? l'Angola et Sao Tomé et Principe ? vont par ailleurs se joindre au processus.

Retrouvez plus d'informations (en anglais) sur le site web du WWF International :
http://www.panda.org/about_wwf/where_we_work/africa/where/central_africa/yaounde_summit/countries/index.cfm

Source : WWF
2005-02-20 10:10:00


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