En Inde, plus de deux semaines après le tsunami, les conséquences de la catastrophe naturelle se font cruellement sentir. Poursuivant son action, notre l’équipe renforcée par un chargé de mission de One Voice, continue d’aller à la rencontre des habitants des villages dévastés pour les aider à soigner et nourrir leurs animaux.Approvisionnement en fourrage
Arrivant dans le village de Thargambodi, le 12 janvier, l'équipe a constaté que 140 personnes environ avaient péri et que plus de 300 maisons avaient été détruites. Avant la catastrophe, chaque famille ou presque avait des chèvres, certaines une vache ou deux et aussi des chiens. En outre, la plupart de ces animaux ont été tués et les prairies ont été dévastées. Depuis le 4 janvier, notre équipe apporte du fourrage dans les dix villages les plus touchés du district de Nagapattinam. Chaque bourgade est approvisionnée tous les deux ou trois jours.
La tortue olivâtre n'a pas survécu
Dans le village de Kallur, notre équipe a tenté de secourir une tortue olivâtre. Elle était sérieusement blessée. En dépit des efforts intensifs menés par le vétérinaire et des soins prodigués par la population qui s'était attachée au sauvetage du reptile, l'animal n'a pu être sauvé. En revanche, l'intérêt manifesté par les habitants à cette opération laisse espérer qu'un sanctuaire consacré à la préservation des tortues puisse être installé à cet endroit.
Plus de 800 animaux traités
A Port Blair, la principale ville des Andaman, l'unique association de protection des animaux, la BJJRSP, s'est employée à soigner les animaux ainsi qu'à enterrer les cadavres du bétail par centaines et apporter des aliments. Dans les onze jours qui ont suivi le tsunami, le docteur vétérinaire Geeta Gladson a ainsi traité plus de 800 animaux dans le district de Port Blair et le sud des Andaman. Alertée, notre équipe a fait parvenir 100 kilos de matériel vétérinaire.
Des cliniques dans les îles
Pour les autres îles, comme les petites Andaman, le temps des premiers secours est désormais passé. Il convient maintenant de soigner les animaux qui ont réussi à survivre. Pour ce faire, cinq cliniques vétérinaires devraient être prochainement aménagées dans ces îles.
Evaluer les besoins
Au total trois équipes sillonnent cette partie de l'Inde. Il s'agit pour elles d'apporter les premiers secours, mais aussi et surtout, plus de deux semaines après la catastrophe d'évaluer les besoins.
Spectacle de désolation
Dans tous les secteurs parcourus par ces équipes, à chaque fois le même spectacle de désolation se reproduit. Les survivants, le visage portant encore les traces de l'horreur de la catastrophe, errant au milieu des décombres et des cadavres, ne devaient plus leur maigre alimentation qu'au lait des vaches rescapées. -
Humains et animaux ensemble
C'est pourquoi, à chaque fois que cela a été possible, les équipes ont soigné les animaux de ferme, mais aussi les animaux domestiques et ont organisé des ravitaillements en fourrage et aliments de survie. De nombreux chiens, chats, vaches, brebis et chèvres ont ainsi pu être sauvés d'une mort certaine. D'une façon générale, les populations se sont associées au sauvetage des animaux.
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