Consommer de la chair des singes serait susceptible de transmettre un virus proche du SIDA. Ce sont les conclusions d’une équipe de chercheurs américano-camerounaise, dont les résultats ont été publiés par le "New Scientist". Près de 10% de contamination
Pour parvenir à cette hypothèse, les scientifiques, emmenés par Nathan Wolfe de l'université John Hopkins de Baltimore (Maryland) et le médecin colonel Eitel Mpoudi Ngole de l'hôpital militaire de Yaoundé, se sont intéressés à diverses communautés rurales du Cameroun. Sur 1800 personnes examinées, 1100 avaient été en contact avec du sang et d'autres liquides issus de singes. Et sur ces 1.100 personnes, 10 présentaient des anticorps à une famille de virus appelés les " spumavirus " ou Simian foamy virus (SFV). Des virus de la même famille que le VIH.
Grande échelle
Mais jusqu’à présent, ils n’étaient connus que chez les singes. Cette transmission de singe à humain avait déjà été prouvée, mais dans des conditions très particulières puisqu’il s’agissait de contaminations dans le cadre de zoos ou de centres de recherche. Là, il s’agit d’une transmission à beaucoup plus grande échelle.
Manipulation de carcasses
Les personnes infectées au Cameroun, l’auraient été après avoir manipulé les carcasses de trois types de primates (gorilles, mandrills et cercopithèques de Brazza) ou bien après avoir été mordus par des animaux blessés au cours de la chasse. Les patients contaminés par le SFV sont négatifs aux tests du au VIH ou au SIV (l’équivalent simiesque du virus du SIDA). Il s’agirait donc d’une maladie nouvelle.
Exportation d’animaux sauvages
Si cette annonce, qui doit être confirmée par d’autres études, se vérifiait, cela signifierait que les pays africains concernés par le trafic de viande de brousse ont le devoir de faire cesser le braconnage, en raison des dangers encourus par la population. En outre, cela poserait aussi, sous un nouvel angle, le problème de l’exportation légale ou illégale d’animaux exotiques, susceptibles de transmettre un virus d’une maladie encore méconnue.
Article écrit par OneVoice
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