Depuis sa création il y a
six ans, One Voice mène avec assiduité la campagne contre les tests
cosmétiques sur l'animal. En juin 1998, une décision avait été
repoussée pour n'être prise par la Commission européenne que le 5
avril 2000. Le texte adopté (voir Animaction n¡18) permettait hélas
aux firmes de faire tester leurs ingrédients et produits finis en
dehors de l'Union Européenne (dans les pays de l'Est par exemple),
il n'apportait aucun réel progrès. Depuis janvier 1998, avec le lancement du Standard international "sans cruauté", élaboré après deux ans de travail au niveau mondial, One Voice et la Coalition qu'elle représente réclament l'interdiction, non pas des tests cosmétiques sur l'animal, mais de la vente des produits dont les ingrédients ou la formule finale sont testés sur les animaux, quel que soit le pays où les tests sont effectués.
L'interdiction de vente!
C'est la décision qui fut votée le 3 avril 2001 par la Parlement européen, à notre grande satisfaction. Pendant les discussions, nous étions présents devant le Parlement à Strasbourg pour parler aux médias et rappeler aux députés leur position morale lors du vote à l'unanimité en 1993, de la directive cosmétique proposant l'arrêt des tests sur l'animal. Cette directive sert depuis de base à notre travail.
Suite au vote du 3 avril dernier, il reste aux ministres de l'industrie des quinze à se prononcer. Ce ne sera pas chose facile la pression française est forte.
Le secrétaire général du Colipa (association européenne de l'industrie des produits cosmétiques, des produits de toilette et de la parfumerie), M. Vanhove a d'ailleurs déclaré au Monde le 4 avril : "Comme c'est une loi hypocrite dont l'application est incontrôlable, nous agirons de façon hypocrite [ne le faisaient-ils pas jusqu'ici en clamant qu'ils ne testaient plus sur les animaux...] et nous irons faire tester nos produits anonymement en Suisse". "Nous sommes une cible facile, parce que considérée comme futile, alors que nous ne fabriquons pas que des rouges à lèvres mais aussi des crèmes à raser ou des crèmes solaires. Après nous, viendra l'industrie pharmaceutique!"
Une stratégie globale contre la vivisection
Il a en effet bien compris notre stratégie: prouver que les expériences sur les animaux peuvent être avantageusement remplacées par les méthodes substitutives, d'abord dans le domaine de la cosmétologie, puis en pharmacologie et en toxicologie.Un discours qui dérange
Bien qu'il soit difficile d'évoquer cette campagne dans la presse, même en payant des annonces (souvenez-vous de la censure de Télé 7 Jours), cette victoire a été très médiatisée. Logiquement, la presse nous a contactés pour avoir l'avis de l'association qui mène ce combat en France. Mais notre connaissance et nos positions claires face à l'évidence (oui, la plupart des cosmétiques français contiennent encore des ingrédients testés sur les animaux) ont dérangé les médias souvent financés par des firmes aux positions douteuses.Ce que vous pouvez faire
A présent, la campagne cosmétiques sans cruauté continue plus que jamais. N'hésitez pas à commander notre tract et la liste de produits non testés afin de la diffuser au plus grand nombre.L'Oréal retiré de la liste de Peta
Suite à une fructueuse collaboration avec One Voice, la grande association américaine de défense des animaux, Peta, a retiré en janvier dernier L'Oréal et ses 80 sous-marques (Garnier, Bourgeois, Jean Louis David, ROC, Vichy, Lancôme, etc.) de sa liste de produits sans cruauté. Cette annonce fut un réel soulagement pour les associations européennes qui défendent les animaux victimes de la vivisection.
L’élevage, la viande : le désastre
Chaque semaine, dans le monde, près d’un milliard d’animaux sont abattus pour leur viande. Ce nombre colossal inclut environ 900 millions de poulets, 17 millions de moutons et de chèvres, 24 millions de porcs et six millions de bovins.
La province du Brabant flamand ne veut pas d'extension des expériences animales de Philip Morris
L'organisation de défense des droits des animaux GAIA se réjouit de la décision de la province du Brabant flamand qui a refusé la demande de Philip Morris d'augmenter à Heverlee le nombre d'expériences animales (de 1600 à 6850 souris et rats).