One Voice vient de filmer en caméra
cachée les chiots déchargés des camions de pays de l'Est, dans un
centre de transit belge fournissant des animaleries et éleveurs
français.
Nous avons passé des semaines à enquêter sur l¹un des principaux
centres de transit des chiots et chatons en Belgique.
Nous avons
filmé en caméra cachée les camions arrivant des pays de l¹Est
(Hongrie et République Tchèque), déchargeant les animaux ensuite
vendus aux particuliers dans l¹animalerie servant de façade, et aux
« marchands » (animaleries et éleveurs) sous de grandes tentes
regorgeant d¹animaux de toutes les races et couleurs possibles.
Nous avons acheté des animaux dont certains avaient moins de huit
semaines (il est illégal d¹importer en France des chiots de moins de
huit semaines).
Certains étaient malades, tous portaient des
puces électroniques non enregistrées. Ces puces ne permettent pas
d¹identifier la provenance des animaux. Elles viennent de deux pays
différents et datent de deux ou trois ans. Nous essayons
actuellement d¹identifier les pays et les sociétés les ayant
fournies.
Dans ce centre, il est possible d¹obtenir n¹importe quelle race
de chiot ou de chaton, soit immédiatement (le choix dépasse
l¹imagination !), soit le mardi suivant (jour de livraison des
camions des pays de l¹Est). Des centaines de chiots y transitent
chaque semaine.
Les animaux en provenance de pays non indemnes de
rage devraient être vaccinés et correctement immunisés. Il existe
encore de nombreuses zones rabiques dans les pays de l¹Est. Depuis
l¹entrée en vigueur le 1er août 2001, de la nouvelle réglementation
décidée par le ministre français de l¹Agriculture, des chiots et
chatons de Hongrie, République Tchèque, Pologne, etc., ne peuvent
plus entrer en France. Mais la législation belge, moins
contraignante, permet aux chiots d¹entrer en Belgique dès l¹âge de
sept semaines. Vaccinés et dotés d¹un carnet de santé belge dès leur
arrivée, les animaux deviennent des chiots de l¹Union européenne et
peuvent aussitôt entrer en France.
Ceci pose un grave problème sanitaire, mais aussi de bien-être.
Les chiots non encore sevrés sont souvent très malades et coûteront
cher à leurs propriétaires. Arrachés trop tôt à leur mère,
transportés des jours en camions, ils n¹ont pas été sociabilisés et
développeront souvent des problèmes comportementaux très graves
(morsures, syndromes de privations, hyper attachement etc.). Les
témoignages recueillis par One Voice sont alarmants. Golden
retriever très agressif, labrador de 15 mois euthanasié par ses
maîtres, chiots et chatons morts de maladies. Et ce, sans parler du
problème de la rage.Sur les huit animaux achetés par One Voice,
deux sont entre la vie et la mort. Pourtant, les vendeuses,
méfiantes, ont refusé de nous vendre les nombreux animaux en état
douteux présents en vitrines. Par ailleurs, un chat est très
agressif et non sociabilisé, et un chien présente des traces de
morsures, un syndrome de privation et des problèmes de développement
musculaire.
CAMPAGNE D¹INFORMATION SUR LE TRAFIC DES ANIMAUX DOMESTIQUES
En septembre 2001, One Voice a adressé au Ministre de l¹Agriculture et de la Pêche un rapport édifiant sur les réseaux d¹importation d¹animaux domestiques et a lancé une campagne nationale d¹information. One Voice s¹est déjà illustrée en dénonçant quelques-uns des acteurs de ce commerce sordide et indigne. Sans réponse su Ministre de l¹Agriculture, elle lui a réécrit en décembre. Près de 100 000 chiots et chatons sont importés illégalement en France chaque année.
Un contexte de surpopulation animale en France
Deux éléments contradictoires caractérisent la situation en France. - Une surpopulation (les refuges sont saturés, les animaux se reproduisent sans contrôle chez les particuliers) - Les importations augmentent de manière exponentielle et des élevages industriels se créent Importations parmi ce cheptel : plus de 100 000 déclarés par an. Le plus gros courtier de France, Francis Duprat en déclarait 19 000 mais les services des douanes considèrent qu¹il en importait en réalité quelques 40 000.
Le rapport adressé au ministère de l¹Agriculture et de la Pêche
Nous avons proposé au Ministre de l¹Agriculture et de la Pêche, un état des lieux des importations de chiens, avec l¹ensemble des informations que nous avons recueillies après plusieurs années d¹enquête. De nombreux intermédiaires, pseudo-éleveurs en France et animaleries, sont devenus peu à peu revendeurs de chiots élevés dans le Centre et l¹Est de l¹Europe. Ces animaux sont importés au mépris de la réglementation en vigueur. Les importateurs leur offrent parfois une « virginité » dans les pays de la communauté européenne pour profiter d¹une réglementation plus souple et plus facile à mettre en oeuvre. Les animaux en provenance des pays communautaires peuvent arriver sur le sol français avant l¹âge de trois mois, sans identification individuelle ni contrôle sanitaire. Pour les autres pays, c¹est tout le contraire.
Dans cette affaire sont en jeu :
- le respect des contraintes sanitaires (limitation des risques de propagation des maladies) - le respect des règles du jeu en matière de commerce (publicité véridique, honnêteté par rapport aux acheteurs) - le respect dû aux animaux qui ne sont pas de simples objets Nous avons demandé à Monsieur le Ministre : - de mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l¹application de la loi, et notamment de la réglementation en vigueur depuis le 1er août 2001 - l¹interdiction du courtage - une réglementation sur le transport des animaux domestiques - l¹affichage obligatoire dans les animaleries de l¹origine des chiots (ou des chatons) avec les coordonnées de l¹éleveur - la limitation de la vente aux animaux inscrits au Livre des Origines Françaises (LOF) - un dispositif pour veiller au bien-être des animaux en vente - une procédure de suivi des animaux non vendus Par ailleurs, une réflexion sur les élevages intensifs, de plus en plus nombreux, nous semble urgente.
La campagne
Nous essayons de montrer aux consommateurs
qu¹il existe différentes manières d¹envisager l¹achat d¹un animal de
compagnie. Mieux informé, le public sera responsabilisé par rapport
à sa façon « d¹acheter ». Les achats impulsifs sont souvent source
de déception ou de problèmes. Nous souhaitons inciter le public à
prendre conscience que l¹achat d¹un chien est un acte qui engage
pour le restant de sa vie, qu¹il existe de très nombreuses bêtes en
souffrance dans les refuges, et qu¹il est inutile d¹inciter les
animaleries à importer des animaux quand il y a déjà surpopulation.
One Voice tient à faire savoir qu¹il existe des éleveurs
parfaitement honnêtes et soucieux du bien-être de leurs animaux. Ils
souffrent d¹ailleurs d¹une concurrence absolument déloyale depuis le
développement de ces importations. Le développement d¹élevages
massifs les fragilisera plus encore à l¹avenir. Ces éleveurs font
naître des quantités raisonnables de chiots, surveillent les
qualités morphologiques et psychologiques. Les femelles ne procréent
qu¹entre l¹âge de 2 et 7 ans et les chiens vivent dans de bonnes
conditions d¹hygiène, et dans un environnement affectueux. Leurs
chiens sont inscrits au LOF, Livre des Origines Françaises, seule
garantie d¹acheter un chien de race.
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Article extrait du site de One Voice
JO en Chine : Réfléchissez avant d’acheter, évitez les souvenirs provenant d’animaux sauvages
Alors que les amateurs de sport se préparent à assister aux Jeux Olympiques de Pékin, l'IFAW demande aux visiteurs de réfléchir à deux fois sur les souvenirs qu’ils rapporteront de Chine et d’éviter les produits confectionnés à partir d’animaux sauvages.
Abandons : La SPA interpelle Michel Barnier !
La Société Protectrice des Animaux, par la voix de Caroline LANTY, Présidente Nationale, interpelle le Ministre de l’Agriculture concernant les abandons de plus en plus nombreux en cette période de l’année.