
Depuis septembre 1998,
la Corrèze connaît une bien triste actualité : régulièrement des
chiens et des chats meurent subitement. Le point commun entre tous ces animaux :
ils ont ingéré des boulettes de viande dans lesquelles de puissants
insecticides vendus dans le commerce ont été intégrés. Les 6 000 habitants
de la petite commune d'Egletons avaient été touchés par cette hécatombe.
Juillet 2000, plus de 20 chats d'une commune avoisinante meurent dans les mêmes
conditions.
Entre septembre 1998
et juillet 2001, ce sont 98 chiens, 9 chats et 1 mouton qui ont disparu.
Certains animaux n?ont jamais été retrouvés et sont sans aucun doute allés
mourir dans un bois ou un fossé. Notre délégation de Corrèze, animée par
Madame
Malsoute, a suivi ce dossier depuis les premiers empoisonnements. De
nombreuses démarches ont été effectuées auprès de la gendarmerie pour
qu?une enquête soit diligentée. Elle s?effectuera sans relâche et les
gendarmes tisseront minutieusement une toile pour maîtriser le responsable de
tels actes. Finalement, en février 2001, un individu est interpellé et placé
sous contrôle judiciaire. La SPA s?était bien sur constituée partie civile
auprès du procureur de la République de Tulle. Le 14 février 2001, Monsieur.
B. a été mis en examen pour avoir de 1998 à 2001 commis sans nécessité de
très nombreux actes de cruauté envers des animaux domestiques.
L?empoisonneur, commerçant de métier, a été laissé en liberté après
paiement d?une caution de 76 224,51 ? (500 000 F). Il a fait appel du
jugement.
Début décembre 2001 après une accalmie, plus de 20 chiens et chats meurent
après de nombreuses convulsions. Le diagnostic vétérinaire est sans appel :
empoisonnement. Les habitants d?Egletons sont choqués, révoltés et
demandent aux pouvoirs publics de prendre des mesures. Madame Malsoute, notre présidente
de la délégation de Tulle, se plaint du laxisme de certaines autorités :
« Depuis 1998, nous avons apporté
les preuves sur les agissements de Monsieur B., la SPA demande que celui-ci ne
soit pas laissé en liberté. » Comme le déclarait Monsieur
Jean-Pierre Dupont, président du Conseil général de la Corrèze, au
journaliste de La Montagne, le quotidien de Tulle :
« Je
demande de tout mettre en ?uvre pour que de tels événement ne se reproduisent
pas et que justice soit faite sans plus attendre. » La SPA a été très
touchée par la détresse des propriétaires de chiens et de chats conscients
des souffrances endurées par leurs animaux. Nous tenons à leur témoigner
toute notre sympathie et à leur affirmer que nous poursuivrons notre pression
pour que de tels actes soient punis.
Affaire à suivre.