
Le plus grand animal vivant présentement sur la planète, le rorqual bleu, a été
ajouté à la liste des espèces en péril au Canada, et le nombre de ces dernières
continuera d'augmenter à moins que le gouvernement n'agisse, mettent en garde
des environnementalistes.
Établie par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC),
organisme indépendant composé de spécialistes des espèces sauvages, la liste
des espèces canadiennes en péril comprend maintenant 402 espèces classées
dans diverses catégories de risque, dont 147 jugées préoccupantes, 100 menacées
et 125 en voie de disparition. De plus, 19 espèces sont désignées disparues
au Canada « ne se trouvant plus au pays à l'état sauvage, mais étant présentes
ailleurs « et 11 n'existent tout simplement plus.
En dépit du fait que leur nombre augmente, peu d'efforts sont faits afin de
protéger les espèces en péril, affirment certains groupes environnementaux.
«Sans une loi pour protéger les espèces en péril et leur habitat, la liste
des espèces candidates à la disparition va continuer de croître comme cela a
été le cas aujourd'hui, et comme c'est le cas depuis 25 ans», a lancé Kate
Smallwood, du Sierra Club.
Au cours d'une réunion de cinq jours à White Point, sur la côte sud de la
Nouvelle-Écosse, le COSEPAC a évalué 49 espèces et populations, dont 46 ont
été désignées et trois ont été reportées. Vingt-trois espèces ont été
évaluées pour la première fois, dont plusieurs espèces de reptiles telles
que la tortue de l'Ouest, les couleuvres à nez mince et le lézard alligator
boréal de l'Ouest.
Dans le cadre de la réévaluation des espèces figurant déjà sur la liste du
comité, six ont été placées dans des catégories de risque plus élevé,
incluant le rorqual bleu, et 14 sont demeurées au même niveau de risque. Une
espèce, la sardine du Pacifique, a été désignée non en péril car sa
population est rétablie.
Presse Canadienne
Ottawa