
Le monde décrit dans le nouveau rapport de l'ONU sur l'environnement mondial
n'a rien de réjouissant. Les catastrophes naturelles y sont de plus en plus fréquentes
et les problèmes environnementaux mettent en danger la vie des humains ainsi
que celle des plantes et des animaux, selon le document rendu public mercredi
par le Programme environnemental des Nations Unies.
Ce dernier fait le bilan des trois dernières décennies et tente d'imaginer le
futur de l'environnement en vue du prochain Sommet mondial sur le développement
durable qui se tiendra à Johannesburg du 26 août au 4 septembre.
On y apprend que la biodiversité de la Terre est gravement menacée. Même si
elle ne sont pas menacées d'extinction pour le moment, 1.130 espèces d'oiseaux
et plus de 4.000 espèces de mammifères pourraient disparaître d'ici 30 ans.
Parmi les espèces dont la situation est la plus précaire, figurent le rhinocéros
noir d'Afrique, le tigre de Sibérie et le léopard d'Asie, selon l'ONU.
Les poissons ne s'en sortent pas mieux que les autres membres du règne animal.
A l'échelle mondiale, un tiers des réserves halieutiques sont très basses à
cause d'une pêche excessive.
Ces animaux sont surtout menacés par la perte de leur habitat, causée par
l'industrialisation ainsi que par les activités minières et l'agriculture. Or,
plusieurs de ces problèmes risquent d'empirer. Le rapport prédit en effet que
les infrastructures de l'industrialisation pourraient couvrir plus de 70 % de la
surface du globe d'ici 30 ans.
Heureusement, le rapport du Programme environnemental des Nations Unies ne
contient pas que des mauvaises nouvelles. Le document souligne notamment les
progrès accomplis depuis les années 70 concernant la qualité de l'air et de
l'eau, de même que l'augmentation de la superficie totale des parcs et réserves
naturelles.
Quant aux émissions de gaz à effet de serre, elles ne connaîtront une
diminution spectaculaire que si les gouvernements appliquent les accords
internationaux tels que le Protocole de Kyoto signé en 1997. Nous avons des
centaines de déclarations, d'accords, des règles de conduite et de traités
destinés à résoudre les problèmes environnementaux, il nous faut maintenant
trouver le courage politique et le financement nécessaire à l'application de
ces idéaux, a déclaré Klaus Topfer, directeur du Programme environnemental
des Nations Unies.