77 % des Belges (84 % des Bruxellois, 78% des Wallons et 75 % des Flamands) trouvent que la nouvelle législation de l’Union européenne pour la protection des animaux de laboratoire doit interdire les expériences douloureuses sur les singes ou les expériences qui font souffrir les singes. Seulement 8 % trouvent que de tels tests peuvent être effectués (14 % sont indécis).
Seuls 9 % des Belges trouvent que les expériences qui causent de la douleur et de la souffrance aux chiens sont admissibles. 78 % trouvent que les expériences douloureuses sur les chiens sont inadmissibles (environ le même pourcentage de personnes dans les trois régions). 12 % sont indécis.
Seuls 11 % des Belges (autant dans les trois régions) sont d’avis que la législation européenne devrait permettre des expériences qui causent de la douleur ou de la souffrance aux chats. 74 % (environ le même pourcentage dans les trois régions) ne sont pas d’accord (52 % étant fortement en désaccord). 14 % sont indécis.
Les trois-quarts des Belges (75 % des Belges, 80% à Bruxelles, 78% en Wallonie et 72% en Flandre) sont d’avis que toutes les informations relatives à l’expérimentation animale devraient être mises à la disposition du public, avec toutefois une exception en ce qui concerne les informations confidentielles (secrets commerciaux) et les informations susceptibles de permettre l’identification des chercheurs ainsi que de leur lieu de travail. 1 Belge sur 10 n’est pas d’accord.
“Les propositions de révision de la législation européenne qui sont actuellement sur la table des parlementaires européens vont à l’opposé des résultats du sondage d’opinion” constate le président de GAIA, Michel Vandenbosch. “Si ces propositions deviennent loi, les chercheurs pourront continuer à utiliser les singes, les chiens et les chats pour quasiment chaque but, infliger une douleur grave et prolongée aux animaux, et réutiliser plusieurs fois le même animal pour des expériences douloureuses, sans transparence, et sans que les autorités ne doivent donner leur autorisation dans la plupart des cas.”
En plus de la Belgique, ce sondage d’opinion a été effectué au en France, en Allemagne, au Royaume Uni, en Italie, en Suède et en République tchèque. Les résultats dans ces pays sont similaires à ceux obtenus en Belgique.
GAIA et la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale lancent un appel aux députés du Parlement européen (qui doivent en principe adopter le 4 mai prochain la position du Parlement sur les propositions de la Commission europeenne en matière de protection des animaux de laboratoire), leur demandant de tenir compte des resultats du sondage d’opinion avant de voter. “Tout comme les citoyens des autres pays sondés la grande majorité des Belges se prononce en faveur d’une interdiction des expériences douloureuses sur les animaux, et en particulier en faveur d’une interdiction des expériences faisant souffrir les singes, les chiens et les chats. C’est seulement quand il s’agit d’affections humaines graves ou mortelles que les expériences sur les animaux sont estimées admissibles. Tout le reste doit être interdit. Et tout comme la majorité de la population dans les autres pays sondés, la plupart des Belges souhaitent de la transparence au sujet des expériences sur les animaux, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui”, souligne Michel Vandenbosch.
Le 4 mai, le Parlement européen votera au sujet de la proposition de la Commission européenne pour la révision de la législation en matière de protection des animaux de laboratoire. Chaque année, dans l'Union européenne, environ 12 millions d’animaux sont utilisés pour l’expérimentation.
GAIA lance également un appel à la Ministre du Bien-être animal, Laurette Onkelinx, afin qu’elle transpose les résultats du sondage dans la législation belge. L’an dernier, près de 780 000 animaux ont été utilisés pour des expériences dans notre pays, selon les statistiques officielles.
Source : GAIA
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