Grâce au CETO (Association de Tour-opérateurs) qui relaie cette campagne auprès de ses membres, soit plus de soixante-dix professionnels du voyage, plusieurs tour-opérateurs se sont d’ores et déjà rapprochés d’IFAW. Ces derniers se sont engagés à remettre à leurs clients en partance pour l’Afrique du Sud dès janvier 2009, un dépliant de sensibilisation et des étiquettes de bagage réalisés à cet effet.
En Afrique du Sud, de nombreux articles et souvenirs de vacances ouvertement vendus sur les marchés, dans les aéroports, les boutiques de souvenirs et les hôtels sont illégaux car confectionnés à partir d’espèces sauvages menacées d’extinction ou d’espèces protégées par les lois nationales ou internationales. IFAW s'inquiète donc du comportement des touristes français.
« Peu avertis, ces derniers peuvent être séduits par ces produits, inconscients du fait que ce commerce sous-tend un braconnage persistant contribuant à la mise en péril de nombreuses espèces mais tout aussi inconscients du fait qu’ils déviennent des trafiquants à leurs dépens par méconnaissance de la réglementation en vigueur¹. L'impact de ce type d’achat sur la faune sauvage est dévastateur.» rappelle Céline Sissler-Bienvenu, chargée de campagne.
En 2007, les services douaniers français ont saisi plus de 25 000 spécimens menacés d’extinction (toutes provenances confondues) et 74,7% des constatations ont été enregistrées par les services en charge du contrôle des voyageurs². Rapporter en France des souvenirs confectionnés à partir d’espèces menacées, comme l’ivoire d’éléphant, est un délit, passible d’une amende maximale de 9.000 euros et/ou d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans selon les sanctions pénales ou douanières qui s’appliquent.
IFAW invite les vacanciers français en Afrique du Sud³ à adopter une attitude responsable vis à vis de la faune sauvage en refusant l’achat d’articles issus d’animaux sauvages et à opter pour des souvenirs de vacances respectueux de la nature, qui reflètent la riche diversité culturelle de ce pays et peuvent bénéficier aux populations locales.
Parmi les solutions alternatives figurent des objets élégants et originaux en perles, en fils métalliques ou les sculptures de pierre. Leurs fabricants emploient souvent de la main d’œuvre locale et réinvestissent les bénéfices au profit des communautés.
Source : IFAW
Vente de coquillages : la fin du test sur souris en routine
Le test sur souris permettant de déceler la présence d’algues toxiques dans les coquillages est remplacé par un test chimique depuis le 1er janvier 2010. La réglementation européenne devrait évoluer en ce sens dans les prochaines semaines.
Israël à la pointe de l’éthique !
Le parlement israélien a adopté un projet de loi interdisant l’importation des cosmétiques testés sur des animaux. One Voice se réjouit de cette décision, qui devrait montrer la voie de l’éthique aux pays européens.
Nombre de signatures depuis le 09/12/2006 : 13308