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Une animalerie prise en flagrant délit de trafic d’animaux





Les 4 et 5 novembre prochains, le Tribunal de Grande Instance de Grasse se prononcera sur le cas de l’animalerie Palme Dog’s située à Mandelieu la Napoule (06). Cet « établissement » est jugé pour s’être adonnée à un trafic de chiots à grande échelle. Aux côtés des gérants de cette animalerie comparaissent également plusieurs vétérinaires accusés d’avoir falsifiés les carnets de santé de ces animaux majoritairement importés des pays de l’est.

Un trafic de grande ampleur au détriment des animaux

Depuis 2003, c’est plusieurs centaines de chiots d’à peine 2 mois qui ont été importés illégalement par l’animalerie Palme Dog’s. Les gérants se sont tout d’abord fournis auprès d’une filière espagnole. En effet, l’Espagne, est comme la Belgique, une porte d’entrée au sein de l’Europe pour les animaux arrivant des pays de l’Est eu égard la législation « souple » qui y règne, contrairement à la France.
Ainsi, et dès 2003, c’est plus de 60 chiots qui arrivent dans les cages de Palme Dog’s pour être vendus au public. Carnets de santé falsifiés, installation d’une puce électronique… Tout est « arrangé » par un vétérinaire espagnol.

En 2004 , lors de l’entrée de la Slovaquie dans l’UE, l’animalerie décide de traiter en direct avec ce pays fournisseur et de faire venir sur demande plusieurs chiots dans des camions de livraison sans eau, ni nourriture… Chaque semaine c’est une centaine d’animaux qui voyageront dans ces conditions durant près de 17 heures. A leur arrivée, deux vétérinaires cannois peu scrupuleux se chargent de fournir à chaque chiots un carnet en bonne et due forme au lieu de se préoccuper de leur état de santé !

Et comme dans tout trafic, c’est l’acheteur final qui est trompé. En effet, plusieurs familles ayant acquis ces chiots ont du faire face à bon nombre de déceptions et de tristesses : mort prématurée, pedigree rarement envoyé, visites vétérinaires à répétition devant l’état de santé déplorable de leur chiot.

La Fondation Brigitte Bardot souhaite alerter le public sur les dangers des animaleries

Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Par le passé, la Fondation Brigitte Bardot a déjà été confrontée à des cas similaires.
Malgré ses différentes interventions auprès des pouvoirs publics, la Fondation Brigitte Bardot déplore qu’aucune mesure réelle ne soit engagée pour repenser intégralement l’accès du public à un animal de compagnie.
En effet, depuis plusieurs années, la Fondation Brigitte Bardot milite :

  • - pour la fermeture de toutes les animaleries de France qui malheureusement ne traitent pas l’animal comme un être vivant mais comme un bien de consommation en vitrine pouvant déclencher l’achat « coup de cœur ».
  • - pour la mise en place de bonnes pratiques d’élevage permettant d’instaurer un réseau d’éleveurs, seuls capables de vendre des chiots.

Concernant ce jugement, Maître François-Xavier Kelidjian, avocat de la Fondation Brigitte Bardot a déclaré : « Ce procès n’est pas celui d’une simple animalerie, il souligne malheureusement les travers d’une profession peu encadrée et qui génère un trafic odieux responsable de la mort de plusieurs milliers de chiots par an. Enfin, chacun doit également repenser sa relation à l’animal et ne pas céder à l’achat d’une peluche vivante en vitrine. Choisir la compagnie d’un animal impose des responsabilités. Enfin, si vous êtes vraiment tenté, poussez la porte des refuges ou plusieurs milliers de chiens n’attendent que vous ! »

La Fondation Brigitte Bardot sera présente les 4 et 5 novembre prochain au Tribunal de Grande Instance de Grasse, par l’intermédiaire de son avocat, Maître François-Xavier Kelidjian.

Source : Fondation Brigitte Bardot

2008-11-04 19:01:00


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