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Le Climat change plus vite que prévu





Le réchauffement global est plus rapide que ce que les scientifiques avaient prévu. Depuis la sortie du quatrième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les connaissances concernant le changement climatique ont évolués. Dans son rapport: « Climate change: faster, stronger, sooner”, le WWF a rassemblé les nouvelles données scientifiques et révèle que le réchauffement global s’avère plus rapide que dans les scénarios projetés par le GIEC. Les données reprises dans le rapport ont reçu le soutien du le Professeur Jean-Pascal van Ypersele, Professeur de climatologie et de sciences de l’environnement à l’Université catholique de Louvain et récemment élu Vice Président du GIEC. Aujourd’hui, les ministres européens discutent du paquet de mesures à prendre pour s’attaquer au changement climatique. Le WWF demande à l’Europe de réduire ses émissions de 30% d’ici 2020.

Plus de glace au Pôle Nord l’été, et la mer plus haute d’1,2 m Les dernières données scientifiques montrent qu’on peut s’attendre à la totale disparition de la glace au Pôle Nord en été entre 2013 et 2040, soit 30 ans plus tôt que ce que le GIEC avait prévu. Ce phénomène ne s’est jamais produit en plus d’un million d’années. D’ici la fin du siècle, le niveau de la mer aura monté d’1,2 mètre, soit plus du double que les 59 centimètres maximum annoncés par le GIEC. Les zones côtières courent dès lors plus de risques d’inondation. La région autour de la Mer Méditerranée endurera de plus en plus de longues périodes de sécheresse. Les glaciers dans les Alpes Suisses continueront à diminuer, avec pour conséquence une diminution de l’alimentation des centrales hydroélectriques. Pour terminer, l’augmentation des températures a déjà causé une diminution des récoltes de blé, d’orge et de maïs

De graves conséquences en Belgique aussi Dans notre pays, les conséquences se feront également sentir. Le nombre et l’intensité des cyclones au large des îles britanniques et en Mer du Nord devraient s’intensifier, entraînant une accélération de la vitesse des vents et une augmentation des pertes liées aux tempêtes en Europe de l’Ouest et Centrale. Le niveau d’ozone dans l’atmosphère, sera plus souvent similaire à celui rencontré lors de la vague de chaleur de 2003. Les plus fortes augmentations seront enregistrées en Belgique, en Angleterre, en Allemagne et en France. Le niveau annuel maximal des pluies va également augmenter dans la plupart des régions d’Europe, avec à la clé des risques d’inondation et de dommages économiques. A titre d’exemple, pour les bassins de la Meuse et du Danube la totalité des dommages causés par une inondation telle qu’il en arrive une fois tous les 100 ans, atteint entre 60 et 73 milliards d’euros. Plus de 2 millions de personnes dans des villes comme Liège et Vienne en seront victime. Les écosystèmes en Mer du Nord et en Mer Baltique seront exposés aux plus hautes températures rencontrées depuis le début des mesures. La rapidité du réchauffement empêche les espèces marines locales, aussi bien animales que végétales, de s’adapter, ce qui entraîne d’importants changements dans l’écosystème marin.

Les émissions européennes doivent diminuer de 30% Le WWF demande à l’UE de réduire ses émissions d’au moins 30% d’ici 2020 et ce, par rapport à 1990. Cette diminution doit être réalisée à l’intérieur de l’Union, et non par des compensations externes. A côté de cela, l’Europe doit soutenir et aider financièrement les pays en voie de développement afin qu’ils puissent également lutter contre le changement climatique et s’adapter aux conséquences qu’ils ne peuvent plus éviter « Si l’Union européenne veut prendre la tête lors du sommet des Nations Unies à Copenhague l’an prochain, et si elle veut parvenir à conclure un accord mondial pour lutter contre le réchauffement après 2012, elle doit prendre ses responsabilités dès maintenant et faire réduire drastiquement les émissions en Europe, » explique Sam Van den plas, spécialiste du climat au WWF-Belgique.

Le soutien de Jean-Pascal van Ypersele
Pour son rapport, le WWF a bénéficié du soutien d’experts du changement climatique dont le Professeur Jean-Pascal van Ypersele, Professeur de climatologie et de sciences de l’environnement à l’Université catholique de Louvain et récemment élu Vice Président du GIEC. Celui-ci déclare : « Il est clair que le changement climatique a déjà un plus gros impact que ce que la plupart des scientifiques avaient imaginé, il est donc capital que les réactions internationale pour réduire les émissions et s’adapter aux conséquences soient plus vives et plus ambitieuses. Le dernier rapport du GIEC a montré que les raisons de se sentir concerné sont maintenant plus fortes, et devraient mener l’UE à plaider pour un objectif plus ambitieux que celui de maintenir l’augmentation des températures sous la barre des 2°C adopté en 1996. Mais même avec un objectif de 2°C, des réductions de l’ordre de 25 à 40% par rapport à 1990 sont nécessaires d’ici 2020 de

Source : WWF

2008-10-28 22:27:00


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