L’étude Sur les traces du thon de Méditerranée devra se montrer efficace pour récolter les données nécessaires avant que les stocks de poissons ne disparaissent. On estime que les prises annuelles dans la région s’élèvent à 60 000 tonnes, soit plus du double que ce que la loi autorise et plus de quatre fois la quantité conseillée par les scientifiques internationaux. De plus, les poissons pêchés sont de plus en plus petits et de plus en plus jeunes.
Jusqu’à présent, les études sur le thon étaient centrées principalement sur l’Atlantique, le projet du WWF vient donc combler une grosse lacune. Durant trois ans, le WWF collectera, entre autres, des informations sur la position et la profondeur auxquelles se trouvent les poissons migrateurs. Pour ce faire, les scientifiques poseront des balises sur les poissons adultes de plus de 40kg. Par la suite, la balise se détachera pour rejoindre la surface et permettre aux satellites de lire les données.
« L’objectif du projet est de combler nos lacunes concernant le comportement du thon rouge en Méditerranée, »explique le Dr Sergi Tudela, responsable de la pêche au WWF Méditerranée. « Grâce aux données récoltées, nous pourrons faire pression sur les décideurs en matière de pêche et leur permettre de faire des choix plus réfléchis pour la gestion de cette espèce menacée. »
Le projet Sur les traces du thon de Méditerranée est né d’un partenariat avec les institutions internationales les plus importantes et les parties prenantes en matière de pêche en Méditerranée. Il a été rendu possible grâce à l’aide financière de la fondation du Prince Albert II de Monaco.
Le WWF, exige un moratoire pour le thon rouge de Méditerranée le temps que les stocks de poissons puissent se régénérer et que des règles efficaces pour une pêche durable soient définies et mises en application. L’organisation mondiale de protection de l’environnement encourage également l’établissement d’un sanctuaire pour les thons dans les Baléares.
Source : WWF
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