En janvier, l’association Lucky Cats et d’autres défenseurs des animaux ont rencontré le directeur adjoint du Centre d’inspection de la santé animale. Ils ont suggéré que la municipalité apporte des améliorations à ces structures : augmenter la taille des cages, isoler les chats malades et les faire soigner, ne pas capturer les chats des rues stérilisés et ceux qui sont identifiés. Les défenseurs des animaux ont proposé d’organiser des campagnes de stérilisation et d’identification (notamment par une marque à l’oreille) des chats des rues. Les associations de protection animale demandent que, lorsqu’un chat stérilisé est capturé, l’association à laquelle il appartient soit prévenue pour qu’elle puisse venir le chercher. Le public doit être informé sur les conditions de vie et le devenir des chats dans les fourrières de Pékin : ils sont euthanasiés au bout de 14 jours.
Les autorités ont accepté d’informer les associations lorsqu’une fourrière reçoit un chat stérilisé mais celles-ci n’ont plus le droit de faire sortir d’autres chats des fourrières. Les chats des fourrières peuvent être adoptés à condition que les futurs propriétaires n’aient pas d’autres chats chez eux et le prouvent par un certificat administratif. Pour l’instant, la majorité des chats présents dans les fourrières ont été abandonnés par leurs propriétaires. Ces abandons massifs résultent de campagnes gouvernementales sur les dangers pour la santé de posséder un chat. Ces campagnes véhiculent en outre une image idyllique et fausse de la vie d’un chat dans une fourrière.
Les associations tentent de contrecarrer ces campagnes en informant le public sur les terribles conditions de vie des chats dans les fourrières de Pékin et sur le sort fatal qui les y attend. Elles rétablissent la vérité scientifique - vivre avec un chat bien entretenu et soigné n’est pas dangereux – et expliquent comment prendre soin d’un chat.
La municipalité de Pékin envisage maintenant d’augmenter les captures de chats errants. Il est donc urgent et nécessaire de lui faire comprendre que capturer et tuer les chats ne résoudra pas le problème des animaux errants : des propriétaires peu scrupuleux ou effrayés par de (fausses) menaces pour leur santé continueront à les abandonner en masse. Ce problème doit être traité à la racine et par une approche globale, qui inclut la stérilisation des chats et l’éducation des maîtres.
Source : OneVoice
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