Dès les premiers jours, ils ont constaté que les oiseaux emblématiques des milieux estuariens (bécasseau variable, pluvier argenté, tadorne de Belon, avocette élégante, barge rousse, canard pilet, sarcelle d’hiver) avaient été mazoutés, alors même que la migration prénuptiale battait son plein.
Parmi les espèces observées, 60 % des tadornes, 30 % des bécasseaux variables, 40 % des avocettes et 10 % des pluviers argentés ont été touchés. Pourtant, aucun oiseau mort n’a été signalé et seul un oiseau vivant a été récupéré : une sarcelle d’hiver soignée par l’Ecole Vétérinaire de Nantes et relâchée depuis.
On peut penser que certains oiseaux se sont dispersés sur des sites moins pollués. Mais une question demeure : pourquoi, compte-tenu de l’importance de cette catastrophe, les équipes de dépollution n’ont-elles pas retrouvé de cadavres d’oiseaux, ce qui aurait normalement dû être le cas dans l’estuaire de la Loire ? Il n’y aurait donc pas d’oiseaux morts sur les 80 kilomètres des deux rives polluées de la Loire, alors qu’on a retrouvé plus de 250 oiseaux mazoutés sur la seule île de Ré ?
La pollution a, en effet, atteint les îles d’Oléron et de Ré, et le littoral sud-vendéen, les 30 et 31 mars derniers. Des analyses ont révélé que le polluant provenait bien de l’accident survenu à la raffinerie de Total à Donges. Une quarantaine d’oiseaux vivants et plus de 200 oiseaux morts ont été collectés, notamment des fous de Bassan, des guillemots de Troïl et des pingouins torda. Les oiseaux récupérés vivants ont été immédiatement réhydratés et nourris au sein de l’Unité Mobile de Soins (UMS) LPO Wildpeace installée sur le site de la maison du Fier d’Ars, sur l’île de Ré ou au centre de soins du marais aux oiseaux sur l’île d’Oléron. Ils ont ensuite été transférés vers l’Ecole Vétérinaire de Nantes et la Station LPO de l’Ile Grande.
Aujourd’hui, devant les constats de la LPO et des associations de protection de la nature, Total confirme que la quantité de mazout déversée est plus importante que celle annoncée initialement. Ainsi, ce ne sont plus 400 mais 500 tonnes de fioul qui se seraient échappées de la raffinerie de Donges, et non plus 100 tonnes qui se seraient déversées dans l’estuaire mais 180. L’UMS LPO, véritable « Samu » des oiseaux, reste donc encore en veille. Dans l’estuaire de la Loire, un travail de fourmi a commencé pour nettoyer les sites les plus difficiles d’accès, notamment les vasières et les roselières.
Source : LPO
JO en Chine : Réfléchissez avant d’acheter, évitez les souvenirs provenant d’animaux sauvages
Alors que les amateurs de sport se préparent à assister aux Jeux Olympiques de Pékin, l'IFAW demande aux visiteurs de réfléchir à deux fois sur les souvenirs qu’ils rapporteront de Chine et d’éviter les produits confectionnés à partir d’animaux sauvages.
Abandons : La SPA interpelle Michel Barnier !
La Société Protectrice des Animaux, par la voix de Caroline LANTY, Présidente Nationale, interpelle le Ministre de l’Agriculture concernant les abandons de plus en plus nombreux en cette période de l’année.