Le plus petit des vautours français, vénéré dans l’Egypte ancienne et apprécié de tout temps par les bergers, est exposé aux mêmes menaces que les autres vautours. Il voit son alimentation disparaître, du fait de la diminution des pratiques d’élevage traditionnel et des contraintes législatives et réglementaires en matière sanitaire. Il est également victime d’empoisonnement, de chasse aux trophées et de pillage de nids. Sans oublier les nombreux dangers, encore non évalués, qu’il rencontre lors de sa migration et de son hivernage en Afrique.
Toutefois, grâce aux efforts de la LPO et d’associations ou structures régionales et locales, ce nécrophage migrateur regagne du terrain en France. En l’espace de 8 ans, cette espèce a enregistré une progression de 22 %. En 2007, elle comptait 87 couples contre environ 70 en 1999. Elle a désormais quasiment reconquis son aire de distribution d’antan, des Pyrénées jusqu’au Alpes, en passant par la Méditerranée. Les résultats de sa reproduction en France représentent une lueur d’espoir. Cette situation française, qui apparaît comme la moins défavorable, est sans conteste à mettre au crédit des actions de conservation engagées dans le cadre d’un Plan national de restauration et d’un programme Life Nature, consacrés à cette espèce.
Un séminaire international consacré à ce vautour a été organisé par la LPO, avec le concours du Syndicat Mixte des Gorges du Gardon, au Pont du Gard les 31 janvier et 1er février. Il a rassemblé de nombreux spécialistes européens de l’espèce (Italiens, Espagnols Bulgares, Macédoniens,…). L’ensemble des spécialistes et participants a convenu de l’urgente nécessité de mettre en œuvre un plan d’action international avec le concours de BirdLife International (dont la LPO est le représentant officiel en France). Ce plan, après son approbation, sera mis en œuvre avec nos différents partenaires des pays d’Europe de l’Est, de l’Ouest et du Sud à la fin de cette année. Sa première finalité sera de mettre en réseau les énergies et de lister les principales menaces afin d’y remédier.
Gageons que ce plan international permettra au vautour percnoptère de déjouer les menaces et de perdurer ainsi dans nos paysages montagnards.
Source : LPO
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