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Les manchots menacés par le réchauffement climatique





Le rapport, Antarctic Penguins and Climate Change, démontre que les quatre populations de manchots qui vivent sur le continent antarctique subissent de plus en plus de pressions. Pour certains, le réchauffement de la planète leur enlève le précieux sol sur lequel ils élèvent leurs petits. Pour d’autres, la nourriture se raréfie suite à la combinaison de l’augmentation des températures et de la surpêche.

Le rapport, Antarctic Penguins and Climate Change, démontre que les quatre populations de manchots qui vivent sur le continent antarctique subissent de plus en plus de pressions. Pour certains, le réchauffement de la planète leur enlève le précieux sol sur lequel ils élèvent leurs petits. Pour d’autres, la nourriture se raréfie suite à la combinaison de l’augmentation des températures et de la surpêche.

« Les manchots d’Antarctique ont déjà traversé beaucoup d’épreuves », explique Anna Reynolds, Directrice députée du programme Changement Climatique du WWF. « Aujourd’hui, ces animaux symboles de l’Antarctique devront mener une bataille sans pitié pour s’adapter à ce changement de climat sans précédent. »

La péninsule antarctique se réchauffe cinq fois plus vite que le reste du monde. Les eaux du vaste océan sont déjà plus chaudes sur une profondeur de 3000 mètres.

Dans l’ouest de la péninsule antarctique, la banquise, qui se forme à partir de l’eau de mer, a vu sa surface réduite de 40% par rapport à 1981. Ce recul à entraîné une diminution du krill, principale source de nourriture pour les manchots à jugulaire. Le nombre de jugulaires a diminué de 30 à 66% dans certaines colonies, et le manque de nourriture rend la survie difficile pour les petits. Les manchots papous sont dans la même situation, ils dépendent en effet de plus en plus du krill car leurs sources habituelles de nourriture sont victimes de la surpêche.

Le Manchot empereur, le plus grand et le plus majestueux des manchots au monde, a vu quelques unes de ses colonies diminué de moitié durant ces 50 dernières années. Les températures plus élevées en hiver et les vents plus violents rendent la banquise sur laquelle les manchots élèvent leurs petits de plus en plus fragile. Depuis plusieurs années, la glace commence à se briser trop tôt et beaucoup d’œufs et de petits sont emportés avant d’être capables de survivre seuls.

Sur la côte, au nord-ouest de la péninsule antarctique, où les conséquences du réchauffement font les plus gros dégâts, les populations de manchots Adélie a diminué de 65% ces 25 dernières années. Non seulement, la nourriture se fait plus rare suite à la disparition de la banquise, mais en plus, les papous, cousins des Adélies et mieux adaptés à la chaleur, ont envahi la région.

Les températures plus élevées permettent à l’atmosphère de mieux garder l’humidité, ce qui entraîne des chutes de neige plus importantes. Les scientifiques sont inquiets pour la survie des manchots Adélies qui ont besoin d’une terre dénuée de neige et de glace pour élever leurs petits. Cette espèce risque tout simplement de disparaître au profit de son cousin, le manchot papou.

« En Antarctique, la chaîne alimentaire et donc la survie des manchots et de beaucoup d’autres espèces, est étroitement liée à l’avenir de la banquise, » explique James P.Leape, Directeur général du WWF International. « Les représentants des gouvernements présents à Bali doivent maintenant s’engager à réduire les émissions de CO2 des pays industrialisés d’au moins 30% d’ici 2020, afin de protéger l’Antarctique et préserver la santé de la planète. Des décisions doivent absolument être prises aujourd’hui pour pouvoir empêcher les conséquences dangereuses du changement climatique et parvenir à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 80% d’ici 2050.»

Source : WWF

2007-12-13 21:25:50



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